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Mélusine - Page 3

  • Orange amère

    lombard.jpgDidier Lombard, PDG de France-Telecom, devant le logo Orange TM

    Il s'appelait Gérard. Fonctionnaire des PTT, ouvrier syndiqué, d'extrême gauche, toujours aimable, il avait gravi tous les échelons de l'entreprise, passant à travers tous ses statuts juridiques, mais en restant fonctionnaire. Sa situation familiale et sa santé étaient mauvaises. Un jour, on lui a demandé de revenir dans de nouveaux locaux en "open space" qu'il détestait. Il s'est suicidé.

    Elle travaillait à la DRH de FranceTelecom-Orange. Un jour, on lui demande de licencier un salarié du groupe. La décision était déjà prise par sa hiérarchie, elle le licencia. Quelques temps plus tard, on lui annonce, sans ménagement, que l'homme s'était suicidé. Elle tomba gravement malade.

    Par la fenêtre ou par la porte, film de Jean-Pierre Bloc, avec le concours de l'étrange alliance du syndicat Sud-PTT et de la CGC (les cadres), réunit peut-être tous les poncifs et les défauts du genre. On y voit aussi, étrangement, la présence de Stéphane Richard, qui fut PDG par la suite. Mais le film est aussi criant de vérité et la souffrance de ces hommes et de ces femmes ordinaires crève l'écran.

    C'est l'histoire d'un procès hors norme qui est aussi une première juridique: un président et une direction d'entreprise, si puissants soient-ils, tombent sous le coup du droit commun lorsqu'il y a mort d'homme, même sans intention de la donner.  Ce fut aussi l'histoire d'une mondialisation ratée, avec un joyau de l'industrie française "colbertiste" (si l'on peut dire) sacrifié à tous les vents du libéralisme. Ce sont bien les politiques français, de droite comme de gauche, qui sont passés, sans précaution, d'un extrême à l'autre.

    On aurait pu demander son avis à un syndicat réformiste comme la CFTC. Voici donc par exemple mon point de vue sur cette affaire, exprimé sur le site du syndicat à l'occasion de la sortie de mon livre Un idiot dans la ville (éditions Persée).

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  • Nicolas de Staël, le suicidé de l'abstraction

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    Fils et petit fils d'officiers de l'armée du Tzar, orphelin très jeune de père et de mère, peintre abstrait à l'écart de toutes les écoles, suicidé à l'âge de 41 ans, alors qu'il commençait à connaître la gloire, Nicolas de Staël (1914-1955) nous échappe toujours. Le musée d'art moderne de Paris consacre un rétrospective presque complète à son oeuvre monumentale, à la popularité toujours grandissante.

    Stael2.jpgPourtant, son itinéraire va à l'encontre du sens de l'Histoire de l'art moderne. Lui, il évolue de l'abstraction radicale, violente, vers la figuration, même simplifiée, presque expressionniste. Tandis que les couleurs, lugubres au début, deviennent chatoyantes, excessives, avant de sembler trouver une certaine sérénité sous le soleil de Provence. C'est un peu l'anti-Picasso.

    Depuis sa mort, son succès populaire va donc à l'encontre de la vulgate officielle des milieux cultivés et autorisés, et fait encore grincer les dents de bien des critiques, mais il ne se dément pas.

    Un suicide en pleine gloire, à l'orée de l'âge mur, est évidemment toujours un mystère. Sa dernière toile, Le Concert, est celle que nous publions en tête de cet article. C'est un concert sans musicien. Dans ce mouvement, qui s'annonçait prometteur, de l'abstraction vers la figuration, il n'a pas su aller plus loin. La file d'attente, devant la porte de l'exposition parisienne, s'allonge démesurément.

    En attendant, vous pouvez toujours visiter le site web de l'exposition.

     

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  • Goliath contre Goliath

    goliath.jpgDavid, l'israélite, contre Goliath, le philistin dans une célèbre gravure de Gustave Doré. David, armé d'une  fronde, contre le géant philistin. Il vient de l'emporter, et brandit la tête du géant qui semble se confondre avec la sienne.

    Philistin, c'est à dire palestinien, puisque les Romains avaient donné le nom de "Philistie" à cette province, future Palestine. Pour humilier les juifs réfractaires.

    Tout est dit dans cette gravure: c'est l'éternelle victoire du petit contre le géant qui prend sa place et dés lors devient lui même un géant. Chacun croit être David et se transforme en Goliath. Les israéliens se sentent tout petits face à un océan d'arabes. Mais les palestiniens, eux se sentent désarmés face à une armée israélienne adossée à l'armée américaine. Qui est David, qui est Goliath?

    Un fanatique armé d'un couteau ou d'un fusil déstabilise un état occidental qui tiendrait tête plus facilement à des divisions blindées. C'est la dissuasion du très faible au très fort. Les vieilles figures historiques ont la vie dure. L'état d'Israël moderne est une sorte de ghetto juif du village global. La bande de Gaza ressemble beaucoup à un camp de concentration héréditaire. Rien de nouveau sous le soleil, mais l'échelle n'est plus la même, et la puissance des armes non plus. La fronde et l'épée s'agrandissent à l'infini.


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  • Beauté artificielle

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    Vous en rêvez, messieurs. Vous en êtes jalouses, mesdames. Elle s'appelle Milla Sophia. Elle est finlandaise, âgée de 24 ans. Son métier?  "influenceuse" sur les réseaux sociaux, comme il se doit. Elle y dispose de millions d'"amis". Pour en savoir un peu plus sur sa vie et son oeuvre, il suffit de regarder cette video postée sur Youtube:


    Seulement voilà, cette charmante jeune-femme n'existe pas. Milla est un produit de l'Intelligence Artificielle (IA). Elle représente la "dictature de la beauté" sous sa forme absolue. Certes, il s'agit pour l'instant d'une simple série d'images fixes. Mais, bien entendu, les informaticiens travaillent déjà sur les images animées, parlantes, et, tactiles.

    Sur ce dernier point, il faudra simplement disposer de capteurs tactiles sur tout le corps. Les réseaux sociaux, comme facebook, y voient leur avenir, même si les premiers résultats ne semblent pas très concluants et leur ont coûté des milliards de dollars.

    Le Progrès, avec ses promesses de bonheur, nous écarte toujours plus du monde réel. Il n'y a pas vraiment de quoi être optimiste. Le meilleur des mondes d'Aldous Huxley se réalise sous nos yeux. Tandis que notre monde réel,lui, ressemble de plus en plus à 1984 d'Orwell...

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  • François n'est pas infaillible sur l'immigration

    pape-Francois.jpgFrançois est-il "un pape de gauche", comme on l'a parfois affirmé? C'est probablement une erreur et certainement une expression vide de sens. Le pape vient du nouveau monde, une Amérique du Sud construite par l'immigration européenne.

    D'où son erreur dramatique sur la question migratoire, réitérée lors de son voyage à Marseille. On peut y entendre un véritable encouragement à traverser la Méditerranée, qui a été entendu dans toute l'Afrique et au-delà. C'est pourquoi Jordan Bardella a eu raison de le critiquer sur ce point.

    Le Saint Père n'est infaillible qu'en matière de religion et lorsqu'il parle ex-cathedra. Il n'est pas infaillible lorsqu'il parle des migrants. Son discours au palais du Pharo le 23 septembre est particulièrement critiquable:Ce discours du pape est donc dangereux pour les pauvres migrants attirés par le rêve ou le mirage européen. Mais on ne peut pas ignorer la dimension proprement religieuse de l'affaire. Il ne s'agit toujours pas d'une question dogmatique, sur laquelle, il serait à sa place... Non, c'est plutôt de la politique religieuse, voulant gommer ou ignorer la vérité de l'islam. François, en approuvant  dans ce discours la mixité culturelle de Marseille, présentée comme un modèle, encourage l'islamisation en cours de l'Europe. On ne peut pas le suivre sur ce chemin. Non possumus.

     

     

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  • A bas l'abaya!

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    C'est une petite victoire pour les femmes et les libertés en général, mais surtout une victoire du bon sens. Une association musulmane prétendait que la sinistre abaya n'était pas musulmane... Alors, de quoi se plaignait-elle, cette association? Le Conseil d'Etat, évidemment, ne les a pas suivis. Le mouvement général d'islamisation des sociétés européennes, trouve comme principal adversaire sur sa route la bêtise de ses propres partisans.

    Mais la guerre est loin d'être gagnée, comme le montre la nouvelle invasion de l'île de Lampedusa, par des flots de migrants, dont on n'a pas le droit de dire qu'ils sont, pour l'essentiel, des musulmans. Des islamo-gauchistes comme Mélenchon aux Eurocrates comme Ursula van der Leyen, c'est l'union sacrée pour réclamer toujours plus de répartition et toujours moins d'expulsions. Or, si la loi des gens de mer est bien de secourir les naufragés qui se noient, le principe de légitime défense, nous enjoint ensuite de les expulser.


    En fait, l'idée-force de tous les complices de l'invasion, quelques soient leurs divergences criantes par ailleurs, c'est que les musulmans vont se "désislamiser", comme les chrétiens se sont déchristianisés en Europe. Or tout montre au contraire, comme le fait encore l'histoire de l'abaya, que l'islam continue sa quête des origines, son retour aux sources.

    Ce sera sans doute l'enjeu principal des prochaines élections européennes. Si le mot démocratie a encore un sens.

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  • L'important, c'est de (ne pas) participer

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    Les Jeux Olympiques modernes, cette kermesse du village global, ne connaissent pas d'autre loi que celle de l'argent, ni d'autre Dieu que le dollar. Les premières victimes en seront les SDF, dont la présence ferait désordre en Macronie. Ils seront déplacés, sans être relogés. Puis vient le tour de nos merveilleux bouquinistes, devant lesquels nous avons si souvent flanné, et trouvé quelque pépite littéraire à bas prix.

    bouquinistes.jpgLa mondialisation n'a que faire des vraies traditions parisiennes, comme celle des bouquinistes. Ils sont là depuis cinq siècles, nous disent-ils, et vont devoir déménager, pour laisser la place aux hordes de touristes sportifs sirotant leur coca-cola pour voir passer le roi Macron, icône de la Société du spectacle.

    On est bien loin de l'idéal un peu simpliste du baron Pierre de Coubertin "l'important, c'est de participer". En 1936, à Berlin, Hitler, qui croyait récupérer les jeux modernes, fut humilié par les victoires du noir Jesse Owen. Rappelons d'ailleurs, au contraire, que les JO de l'Antiquité étaient un évènement raciste, misogyne et religieux.

    Raciste, puisque seuls les Grecs de "race pure" avaient le droit de participer (par exemple, le roi de Macédoine, y participait, car Grec, mais pas ses propres sujets). Misogyne, car les femmes n'y participaient pas et n'avaient même pas le droit d'y assister (une femme s'étaient déguisée en homme pour voir son fils concourir, mais elle fut démasquée et exécutée). Religieux et poétique, enfin, avec d'innombrables sacrifices et solennités à vocation mystique. 

    Tout cela a heureusement disparu, mais pour laisser la place à son inverse, aussi critiquable. Il faudrait noter soigneusement tous les sponsors de ces JO. Pour les boycotter. Les marques et produits qui financent ce navrant évènement de la société de consommation sont fatalement de qualité médiocre!

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  • Barbie reste en Amérique

    th.jpg?u=https%3A%2F%2Ftse.mm.bing.net%2Fth%3Fid%3DOIP.73bVQQUtcYrf40kxeYEHmQHaFS%26pid%3DApi&q=0&b=1&p=0&a=0Barbie fait un malheur. Non pas la célèbre poupée américaine stéréotypée, toujours sans âge, malgré ses soixante ans bien sonnés. Mais le savoureux pastiche qui sort sur nos grands écrans. Un monde artificiel jusqu'à la perfection, jubilatoire dans le déraisonnable, où tout sonne faux et de mauvais goût. Un monde rempli de femmes-enfants fabriquées à la chaîne: Barbies blondes, brunes, noires, handicapées, grosses, mais toujours atrocement stéréotypées.


    La première partie du film est réjouissante. Un des pires mythes américains s'autodétruit sous vos yeux. Après, cela devient plus compliqué, car Barbie veut retourner au monde réel, et son monde réel à elle, c'est l'Amérique, c'est le Nouveau Monde. Il y a encore quelques scènes savoureuses, comme une rencontre avec des ouvriers américains typiques. Puis l'histoire devient confuse, néo-féministe, politiquement correcte, et toujours techniquement impeccable, avec d'extraordinaires effets spéciaux.

    On a envie de lui dire: "sors vraiment de ton monde, Barbie et viens en Europe, en France par exemple. On y aime beaucoup les très jolies femmes comme toi. " Mais Barbie reste en Amérique, hélas!

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  • Horreur à l'Haÿ-les-Roses

    rose2.jpgC'est un jardin de roses connu dans le monde entier. Une ville qui a changé de nom pour porter celui d'une roseraie célèbre. Une harmonie unique de couleurs, de parfums et d'art.

    Un soir, les barbares y sont entrés, dans ce paradis. Ils ont voulu tuer, détruire le domicile du premier édile de cette cité-jardin. Avec des moyens et une stratégie dignes du terrorisme. Certes, il y a unanimité pour condamner cet acte, mais il est indispensable de remonter aux causes du mal. Elles ne viennent pas de chez nous...

    "France, mère des arts, des armes et des lois" chante Joachim du Bellay. Il faut maintenant prendre les armes, pour protéger les arts au nom des lois. La barbarie ne connaît que la force. La loi protège même ce petit voyou de Nanterre, qui visiblement devrait être en prison et non pas au cimetière. Mais tous ses amis racailles devraient être n'importe où, hors de France!

     

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  • Le "frérisme" et ses cousins

    frerisme.jpg"Frérisme!" Florence Bergeaud-Blackler, anthropologue au CNRS, a inventé un nouveau mot. Ou plutôt, elle a mis un mot sur une chose et l'a donc jetée en pleine lumière. Dans ce livre remarquable, étayé par un long travail de chercheuse, elle détaille la stratégie des Frères musulmans lancés à la conquête de l'Europe depuis un siècle.

    Visiblement, son livre en a dérangé plus d'un. Interdite de mass-médias et d'Université, soumise a des menaces de mort, elle doit vivre sous protection policière. Les Frères, dont le plus connu est Tarik Ramadan, disposent en effet, nous dit le livre, d'un solide réseau sur le Vieux continent, tiennent table ouverte à la Commission Européenne, tissent méthodiquement leur toile, disposent de fonds illimités venant des pétro-monarchies et noyautent inlassablement les "banlieues de l'islam" (pour reprendre le titre de Gilles Kepel, ici son préfacier).

    Voici une bonne présentation du livre par l'auteur et le préfacier, sur Sud-Radio:


    saintmichelaristote.jpgCela nous rappelle l'affaire "Aristote au mont Saint Michel". Ce livre de Sylvain Gouguenheim, paru en 2008, avait déclenché une véritable chasse aux sorcières. Le crime de Gouguenheim, universitaire reconnu, lui aussi? Avoir relativisé le rôle des arabes dans la transmission de la philosophie grecque à l'occident chrétien.

    La réaction de ces universitaires, intellectuels de gauche et politiques "islamo-gauchistes" est exactement la même: il faut à tout prix intégrer l'islam comme une composante essentielle de la civilisation européenne. Pour nous, chrétiens, la situation est préoccupante, mais la bataille est loin d'être perdue. En témoigne le discrédit qui entoure maintenant Tarik Ramadan, depuis qu'il a lancé son idée de "moratoire" sur la lapidation des femmes adultères (pratiquée par Mahomet lui même selon les "haddiths authentiques"), formule qui a révulsé quelques gauchistes. Dans le christianisme, la question de la lapidation (présente dans l'ancien testament) fut posée à Jésus. "Que celui qui n'a jamais péché lui jette la première pierre" a répondu le plus grand féministe de tous les temps.

    Le combat continue. Il ne faut pas brûler le Coran, comme le veulent certains pasteurs américains, il faut le lire.

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