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Arts

  • Que celui qui n'a jamais péché...

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    Comme dirait notre Seigneur Jésus-Christ dans l'Evangile selon Saint Jean, "Que celui qui n'a jamais péché jette la première pierre à Brigitte Bardot dans Le mépris de Jean-Luc Godard". On aurait tous envie de lui lapider les fesses, n'est-ce pas? Mais voilà, JC a dit...

    BB n'est pas "une ravissant idiote", titre du film d'Edouard Molinaro (1964), où elle est  en réalité un agent secret britannique (version intégrale sur le net).

    Brigitte Bardot, ce n'est pas non plus la star américaine comme Marilyn Monroe, sophistiquée, hors d'atteinte. Non, c'est notre beauté de village, qui rend fous les garçons et jalouses les filles. Ce n'est pas la "dictature de la beauté" anglo-saxonne. Notre Brigitte, elle est trop naturelle et trop gentille pour ça. Dans son éblouissante filmographie, on retiendra ce court et adorable passage dans Si Versailles m'était conté de Sacha Guitry (1954).


    Brigitte, sculptée par Aslan, a incarné Marianne dans les mairies, à la demande ... du Général de Gaulle. Mais BB, ce n'est pas la République, c'est la France.

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  • Tout le monde en a parlé

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    Le critique est un chercheur de style. Qu'il aime ou qu'il déteste, il sera alors polémiste ou dithyrambe. C'est vrai pour les critiques littéraires, artistiques, musicaux, cinéma, etc. Pour le critique télé, parent pauvre de la profession, le style est rare, difficile à trouver. J'ai été pendant dix ans critique télé, à Valeurs Actuelles, dans les années 90, et du style, bon ou mauvais, séduisant ou exaspérant, Thierry Ardisson en avait à revendre. Comme on le voit dans ce délicieux pastiche des Inconnus. On ne caricature que ce qui a du caractère.


    Après avoir été publicitaire, quand la pub avait encore du goût, "l'homme en noir" devint producteur-présentateur d'émissions comme Bains de minuit, Lunettes noires pour nuits blanches, Tout le monde en parle et surtout, selon nous, Paris Dernière et Rive droite/Rive gauche. Récemment, Ardisson y a même gagné une seconde jeunesse sur Internet. On y retrouve facilement une pépite comme celle-ci, avec le critique rock Yves Adrien ( le deuxième invité). Je vous laisse découvrir :


    Bonimenteur démagogique, chercheur de talents, royaliste mort un quatorze juillet, sans doute chrétien, provocateur, adepte de formules du genre "est-ce que sucer c'est tromper?" (qu'il regrettera par la suite), Ardisson avait clairement plus de talent que la plupart des gens de télé. "Le style, c'est l'homme", dit Sainte-Beuve. Salut l'artiste. Tu ne sera pas remplacé.

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  • Cléopâtre, "fashion victim"?

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    On doit rendre cette justice à Jack Lang, sur un point. Il dirige bien l'Institut du monde arabe, arabe et non musulman. Sa dernière exposition, comme les précédentes, regorge en effet d'images figuratives, que l'islam déteste absolument, représentant en outre une femme aussi peu voilée que possible, une femme fatale, un sex-symbol, une femme au moeurs très libres et à la fin tragique.

    Les temps modernes en ont fait la première "fashion victim"de l'Histoire, chez laquelle il est assez difficile de distinguer le mythe de la réalité historique.  Comme le dit Blaise Pascal: "Le nez de Cléopâtre, s'il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé". Ce tableau d'Alexandre Cabanel (ci dessus) représente Cléopâtre "testant" ses poisons sur des esclaves, avant de se suicider... Une femme très moderne, donc. Hollywood en fait une star sous les traits d'Elisabeth Taylor, en 1963.


    Les gaulois ne sont pas en reste, avec le savoureux pastiche de Jean Yanne, Deux heures moins le quart avant JC (1982) qui passerait aujourd'hui pour homophobe.


    Astérix et Cléopâtre, où même le sage Panoramix est ému par son célèbre nez, et où César en personne s'incline devant tant de grâce et de mauvais caractère.

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    Sur un tout autre sujet, l'Institut montre qu'il est arabe et non musulman. C'est la petite, mais brillante exposition sur la bande de Gaza, aujourd'hui ravagée par les bombes israéliennes. On y découvre, entre autre, les splendeurs byzantines de cette terre, autrefois florissante.

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  • Raoul ne connaît personne

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    Tout le monde connaît Raoul, mais Raoul ne connaît personne. Cet étrange personnage, sorte de Tintin psychédélique, ou de Charlot post-moderne, commence à hanter les rues d'un Paris lunaire et fut récemment présenté à la presse. Avec une superbe réalisation en noir et blanc de Frédéric Vignale, un rôle central tenu par Emmanuel Gillet, entouré d'une pléiade de comédiens amateurs à l'invraisemblable talent.


    Le film, long métrage ou feuilleton, est donc encore en train de se construire et l'on en trouve déjà de savoureux morceaux sur Youtube. Mais au fait, qui est Raoul? Attention, Raoul c'est vous, Raoul c'est moi!


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  • Beaubourg, sarcophage de l'art moderne

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    Guy de Maupassant disait qu'il allait souvent dîner au premier étage de la Tour Eiffel, car c'était le seul endroit de Paris d'où l'on ne pouvait pas la voir. On pourrait dire la même chose du centre Pompidou. La vue magnifique sur Paris que l'on peut admirer en se laissant porter par le grand escalier mécanique qui barre obliquement sa façade est "imprenable". A part cela, son architecture reste la plus pure expression de la laideur moderne. Mai qu'ais-je osé dire? On doit aimer la modernité.


    Le centre Beaubourg, né de la volonté tenace du président Georges Pompidou, fut inauguré le 31 janvier 1977.  Aujourd'hui, nous dit le Centre, "un programme de travaux techniques (...) permettra notamment la rénovation et le désamiantage de la totalité des façades, la mise en sécurité incendie, une meilleure accessibilité pour les personnes à mobilité réduite, et l’optimisation énergétique de l'ensemble de l'édifice. Et pour cela, exige la fermeture complète du site de 2025 à 2030."

    Cinq ans de travaux, avec une fermeture totale, moins de cinquante ans après son ouverture! La comparaison avec Notre Dame de Paris, perpétuellement en travaux depuis plus d'un millénaire, donne le vertige.

    surrealisme.jpgMax Ernst, « L'ange du foyer (Le triomphe du surréalisme) », 1937

    La dernière grande exposition avant fermeture est consacrée au Surréalisme. C'est un peu le retour vers le futur. L'entrée de l'exposition est lugubre. On se perd dans le noir avant de déboucher sur une triste collection de photos noir et blanc, de manuscrits grisâtres, prêtés avec parcimonie par la BN.

    Les choses s'éclairent un peu avec les tableaux loufoques de Dali, Ernst, Magritte, Chirico, et d'illustres inconnus. Les plus grands artistes et poètes du surréalisme, comme Dali et le stalinien Aragon, se sont généralement écartés de la stricte obédience, pour affirmer leur génie personnel. Breton lui même, par exemple dans le superbe Nadja, laisse la théorie s'effacer devant la création. Ce qui est important, ce ne sont pas les murs, c'est l'art qui est présenté, comme dans un musée. Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse.

    Ce Christ de Dali n'est pas dans l'exposition.

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  • Moins mauvaise année possible!

    JO-Wingz.jpgRestons modestes, chers amis de Mélusine, et souhaitons nous la moins mauvaise année possible.

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  • Si je t'oublie, Jérusalem...

    JerusalemLemire.jpgCette bande dessinée est partout. On en voit des publicités dans le métro de Paris. Pour les textes, elle est signée par l'historien Vincent Lemire, spécialiste de Jérusalem.

    L'histoire est racontée par un arbre, un olivier, aussi vieux que la ville et nous le suivrons depuis les origines de celle-ci, jusqu'à nos jours. C'est un livre d'une richesse documentaire immense, nourri d'innombrables citations. Mais chacun voit "sa" Jérusalem, la juive, la chrétienne et la musulmane, et l'historien moderne "laïque", doit choisir. D'autre part, faire l'histoire complète de Jérusalem, indépendamment de celle du proche-orient est extrêmement risqué.

    La tâche est difficile et Vinent Lemire la remplit en grande partie. Son échec est ailleurs, et n'apparaît qu'au cours des pages: il est un excellent historien universitaire français de gauche, pro-musulman, pro-israélien et anti-chrétien.

    Ainsi, par exemple, l'auteur évoque très peu Jésus-Christ, qu'il présente comme un personnage de peu d'importance. Il ne cite même pas l'épisode de l'évangile selon Saint Jean, où Jésus, sur le parvis du temple de Jérusalem, sauve la femme adultère de la lapidation, en prononçant la célèbre parole "que celui qui n'a jamais pêché lui jette la première pierre". Auparavant, dans l'ancien testament, selon "la loi de Moïse", on lapidait les femmes adultères. Plus tard, selon les "Hadiths authentiques", Mahomet lui même a ordonné la lapidation de plusieurs femmes adultères...

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    Vincent Lemire parle abondamment des massacres qui accompagnent la prise de la ville par les croisés, abondamment illustrés dans le livre. Il passe légèrement sur les massacres des chrétiens, en sens inverse et sur le statut des mamelouks égyptiens, qui étaient, comme les janissaires turcs, des enfants chrétiens réduits en esclavage, convertis de force à l'Islam, et transformés en soldats des sultans.

    Aujourd'hui, les chrétiens ne sont plus là en Terre-Sainte, du moins comme force militaire "croisée". Entre musulmans et juifs, les massacres n'ont jamais été pires (voir notre article Goliath contre Goliath). Netanyahou est un juif de l'âge de bronze, une bombe atomique à la main. Le Hamas, est composé de fanatiques tuant femmes et enfants que notre Mélenchon n'a toujours pas condamné.

    "Si je t'oublie, Jérusalem, que ma droite se dessèche" (Livre des psaumes, 137). Rien ne change mais tout s'aggrave en devenant global. La chanson qui suit, gospel remanié disco, ne vous rappelle pas quelque chose? C'est le même psaume, vu d'Amérique. Les protestants anglo-saxons, alliés indéfectibles d'Israël, depuis l'origine.


     

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  • Nicolas de Staël, le suicidé de l'abstraction

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    Fils et petit fils d'officiers de l'armée du Tzar, orphelin très jeune de père et de mère, peintre abstrait à l'écart de toutes les écoles, suicidé à l'âge de 41 ans, alors qu'il commençait à connaître la gloire, Nicolas de Staël (1914-1955) nous échappe toujours. Le musée d'art moderne de Paris consacre un rétrospective presque complète à son oeuvre monumentale, à la popularité toujours grandissante.

    Stael2.jpgPourtant, son itinéraire va à l'encontre du sens de l'Histoire de l'art moderne. Lui, il évolue de l'abstraction radicale, violente, vers la figuration, même simplifiée, presque expressionniste. Tandis que les couleurs, lugubres au début, deviennent chatoyantes, excessives, avant de sembler trouver une certaine sérénité sous le soleil de Provence. C'est un peu l'anti-Picasso.

    Depuis sa mort, son succès populaire va donc à l'encontre de la vulgate officielle des milieux cultivés et autorisés, et fait encore grincer les dents de bien des critiques, mais il ne se dément pas.

    Un suicide en pleine gloire, à l'orée de l'âge mur, est évidemment toujours un mystère. Sa dernière toile, Le Concert, est celle que nous publions en tête de cet article. C'est un concert sans musicien. Dans ce mouvement, qui s'annonçait prometteur, de l'abstraction vers la figuration, il n'a pas su aller plus loin. La file d'attente, devant la porte de l'exposition parisienne, s'allonge démesurément.

    En attendant, vous pouvez toujours visiter le site web de l'exposition.

     

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  • Beauté artificielle

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    Vous en rêvez, messieurs. Vous en êtes jalouses, mesdames. Elle s'appelle Milla Sophia. Elle est finlandaise, âgée de 24 ans. Son métier?  "influenceuse" sur les réseaux sociaux, comme il se doit. Elle y dispose de millions d'"amis". Pour en savoir un peu plus sur sa vie et son oeuvre, il suffit de regarder cette video postée sur Youtube:


    Seulement voilà, cette charmante jeune-femme n'existe pas. Milla est un produit de l'Intelligence Artificielle (IA). Elle représente la "dictature de la beauté" sous sa forme absolue. Certes, il s'agit pour l'instant d'une simple série d'images fixes. Mais, bien entendu, les informaticiens travaillent déjà sur les images animées, parlantes, et, tactiles.

    Sur ce dernier point, il faudra simplement disposer de capteurs tactiles sur tout le corps. Les réseaux sociaux, comme facebook, y voient leur avenir, même si les premiers résultats ne semblent pas très concluants et leur ont coûté des milliards de dollars.

    Le Progrès, avec ses promesses de bonheur, nous écarte toujours plus du monde réel. Il n'y a pas vraiment de quoi être optimiste. Le meilleur des mondes d'Aldous Huxley se réalise sous nos yeux. Tandis que notre monde réel,lui, ressemble de plus en plus à 1984 d'Orwell...

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  • Barbie reste en Amérique

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    La première partie du film est réjouissante. Un des pires mythes américains s'autodétruit sous vos yeux. Après, cela devient plus compliqué, car Barbie veut retourner au monde réel, et son monde réel à elle, c'est l'Amérique, c'est le Nouveau Monde. Il y a encore quelques scènes savoureuses, comme une rencontre avec des ouvriers américains typiques. Puis l'histoire devient confuse, néo-féministe, politiquement correcte, et toujours techniquement impeccable, avec d'extraordinaires effets spéciaux.

    On a envie de lui dire: "sors vraiment de ton monde, Barbie et viens en Europe, en France par exemple. On y aime beaucoup les très jolies femmes comme toi. " Mais Barbie reste en Amérique, hélas!

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