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Film

  • Que celui qui n'a jamais péché...

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    Comme dirait notre Seigneur Jésus-Christ dans l'Evangile selon Saint Jean, "Que celui qui n'a jamais péché jette la première pierre à Brigitte Bardot dans Le mépris de Jean-Luc Godard". On aurait tous envie de lui lapider les fesses, n'est-ce pas? Mais voilà, JC a dit...

    BB n'est pas "une ravissant idiote", titre du film d'Edouard Molinaro (1964), où elle est  en réalité un agent secret britannique (version intégrale sur le net).

    Brigitte Bardot, ce n'est pas non plus la star américaine comme Marilyn Monroe, sophistiquée, hors d'atteinte. Non, c'est notre beauté de village, qui rend fous les garçons et jalouses les filles. Ce n'est pas la "dictature de la beauté" anglo-saxonne. Notre Brigitte, elle est trop naturelle et trop gentille pour ça. Dans son éblouissante filmographie, on retiendra ce court et adorable passage dans Si Versailles m'était conté de Sacha Guitry (1954).


    Brigitte, sculptée par Aslan, a incarné Marianne dans les mairies, à la demande ... du Général de Gaulle. Mais BB, ce n'est pas la République, c'est la France.

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  • Cléopâtre, "fashion victim"?

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    On doit rendre cette justice à Jack Lang, sur un point. Il dirige bien l'Institut du monde arabe, arabe et non musulman. Sa dernière exposition, comme les précédentes, regorge en effet d'images figuratives, que l'islam déteste absolument, représentant en outre une femme aussi peu voilée que possible, une femme fatale, un sex-symbol, une femme au moeurs très libres et à la fin tragique.

    Les temps modernes en ont fait la première "fashion victim"de l'Histoire, chez laquelle il est assez difficile de distinguer le mythe de la réalité historique.  Comme le dit Blaise Pascal: "Le nez de Cléopâtre, s'il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé". Ce tableau d'Alexandre Cabanel (ci dessus) représente Cléopâtre "testant" ses poisons sur des esclaves, avant de se suicider... Une femme très moderne, donc. Hollywood en fait une star sous les traits d'Elisabeth Taylor, en 1963.


    Les gaulois ne sont pas en reste, avec le savoureux pastiche de Jean Yanne, Deux heures moins le quart avant JC (1982) qui passerait aujourd'hui pour homophobe.


    Astérix et Cléopâtre, où même le sage Panoramix est ému par son célèbre nez, et où César en personne s'incline devant tant de grâce et de mauvais caractère.

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    Sur un tout autre sujet, l'Institut montre qu'il est arabe et non musulman. C'est la petite, mais brillante exposition sur la bande de Gaza, aujourd'hui ravagée par les bombes israéliennes. On y découvre, entre autre, les splendeurs byzantines de cette terre, autrefois florissante.

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  • Euthanasie, mode d'emploi

    aimonsnousvivant2.jpgEn Suisse, l'euthanasie est légale, mais il faut un passeport pour l'autre monde. Tout doit être fait dans les règles. Pas de passeport? pas d'euthanasie!

    Dans Aimons nous vivants, le dernier film de Jean-Pierre Améris, Antoine Toussaint (Gérard Darmon), chanteur français vieillissant et populaire, a tout réussi dans la vie, sauf sa vie elle-même. Victime d'un AVC qui l'empêche de travailler, seul au monde, il part donc pour la Suisse, ou l'euthanasie est légale... Tout est prévu, sauf sa rencontre, dans le train, avec Victoire (Valérie Lemercier), dont l'énergie délirante est capable de tromper la mort.

    Le film, marqué par cette rencontre improbable de deux acteurs que tout oppose, sauf le talent, et par l'irrésistible sérieux de nos amis Suisses, devient, de facto, un plaidoyer contre l'euthanasie qui tombe en plein débat parlementaire.


    Ce film est la meilleure réponse possible à la proposition de loi sur "l'aide à mourir" actuellement discutée à l'Assemblée nationale. Tous les députés, tous les sénateurs, devraient aller voir ce film avant de voter ce texte.

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  • Raoul ne connaît personne

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    Tout le monde connaît Raoul, mais Raoul ne connaît personne. Cet étrange personnage, sorte de Tintin psychédélique, ou de Charlot post-moderne, commence à hanter les rues d'un Paris lunaire et fut récemment présenté à la presse. Avec une superbe réalisation en noir et blanc de Frédéric Vignale, un rôle central tenu par Emmanuel Gillet, entouré d'une pléiade de comédiens amateurs à l'invraisemblable talent.


    Le film, long métrage ou feuilleton, est donc encore en train de se construire et l'on en trouve déjà de savoureux morceaux sur Youtube. Mais au fait, qui est Raoul? Attention, Raoul c'est vous, Raoul c'est moi!


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  • Barbie reste en Amérique

    th.jpg?u=https%3A%2F%2Ftse.mm.bing.net%2Fth%3Fid%3DOIP.73bVQQUtcYrf40kxeYEHmQHaFS%26pid%3DApi&q=0&b=1&p=0&a=0Barbie fait un malheur. Non pas la célèbre poupée américaine stéréotypée, toujours sans âge, malgré ses soixante ans bien sonnés. Mais le savoureux pastiche qui sort sur nos grands écrans. Un monde artificiel jusqu'à la perfection, jubilatoire dans le déraisonnable, où tout sonne faux et de mauvais goût. Un monde rempli de femmes-enfants fabriquées à la chaîne: Barbies blondes, brunes, noires, handicapées, grosses, mais toujours atrocement stéréotypées.


    La première partie du film est réjouissante. Un des pires mythes américains s'autodétruit sous vos yeux. Après, cela devient plus compliqué, car Barbie veut retourner au monde réel, et son monde réel à elle, c'est l'Amérique, c'est le Nouveau Monde. Il y a encore quelques scènes savoureuses, comme une rencontre avec des ouvriers américains typiques. Puis l'histoire devient confuse, néo-féministe, politiquement correcte, et toujours techniquement impeccable, avec d'extraordinaires effets spéciaux.

    On a envie de lui dire: "sors vraiment de ton monde, Barbie et viens en Europe, en France par exemple. On y aime beaucoup les très jolies femmes comme toi. " Mais Barbie reste en Amérique, hélas!

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  • "Encore un moment, monsieur le bourreau"

    dubarry.jpgIl a fait l'ouverture du festival de Cannes, et la polémique. Jeanne du Barry, film de Maïwenn. Avant d'évoquer l'étonnant Jonny Depp en Louis XV, on doit parle de son procès avec son ex-femme. Avant de s'étonner du travail de l'actrice-réalisatrice Maïwenn, on doit évoquer son altercation avec le trotskyste médiatiquement correct Edwy Plennel. Dans le premier cas, pourtant, l'affaire judiciaire est close. Dans le second, l'agression semble assez légère.


    Et le film? Un petit chef d'oeuvre du cinéma français, tout simplement. Une réalisation qui tranche avec les mélos intellos de notre cinéma d'auteurs. De splendides images de Versailles et de la Cour, avec ses petitesses et ses grandeurs. Un Roi pessimiste et lucide, dépravé et amoureux. On comprend ce qu'il aimait chez la Du Barry, ce que nous aimons chez Maïwenn, autre chose qu'une pure beauté physique, une personnalité ardente, parfois exaspérante. Autre chose que les plus jolies filles qu'il retrouvait dans son célèbre "parc aux cerfs". La jeune Marie-Antoinette, merveilleusement belle, apparaît aussi en contraste, intelligente et méprisante, future anoblie de la guillotine.

    On aimerait voir la suite, la tragédie révolutionnaire. Quand il faut quitter la salle obscure et retourner dans nos rues bruyantes, on aimerait dire, comme celle qui a tant aimé la vie: "Encore un moment, monsieur le bourreau"!

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  • "Sommes la jeunesse de Dieu, messieurs!"

    Charette-Une.jpgOn a souvent le choix, dans les salles obscures, entre les superproductions américaines et les petites productions françaises. Entre les gros budgets aux effets spéciaux sidérants mais vides de sens, et les films d'auteurs français aux budgets étriqués, souvent marqués par un intellectualisme des années soixante-dix. "Vaincre ou mourir", première production cinéma du Puy du Fou, nous aide à sortir de ce dilemme regrettable.

    Histoire tragique, bons acteurs (remarquable Hugo Becker), excellents figurants issus du célèbre spectacle de Philippe de Villiers et qui jouent le rôle de leurs ancêtres. On s'y croirait, les scènes sont parfois d'une violence terrifiante, avec les colonnes infernales et les noyades dans la Loire organisées par la Convention.

    Certains, évidemment, font la fine bouche. Comme par exemple Libé, que l'on a connu plus subtile dans ces célèbres titres, il y a vingt ans. Aujourd'hui, c'est moins brillant (voir ci-contre). Ce qui ne plait pas, visiblement, à ce qui reste de l'intelligentsia de gauche, c'est le message essentiel du film: la Terreur est bien le germe et la matrice Charette-libé2.jpgdes grands totalitarisme du 20ème siècle, nazi et communiste. Sans oublier le chainon manquant que forment les sanglantes guerres de l'Empire.

    S'il fallait trouver un défaut à ce grand film français, c'est peut-être l'absence de vision générale sur l'ensemble des guerres de Vendée, les différences et les points communs entre Charette et les autres chefs Vendéens. Mais ne boudons pas notre plaisir! Jetons donc un oeuil sur l'excellente bande annonce:


    "Sommes la jeunesse de Dieu" disait Charette à ses hommes dépenaillés et mal armés. Internet nous offre encore d'autres trésors, si l'on sait chercher. Voici par exemple la chanson de Théodore Botrel "Monsier de Charette a dit":


     

     

     

     

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