
Le critique est un chercheur de style. Qu'il aime ou qu'il déteste, il sera alors polémiste ou dithyrambe. C'est vrai pour les critiques littéraires, artistiques, musicaux, cinéma, etc. Pour le critique télé, parent pauvre de la profession, le style est rare, difficile à trouver. J'ai été pendant dix ans critique télé, à Valeurs Actuelles, dans les années 90, et du style, bon ou mauvais, séduisant ou exaspérant, Thierry Ardisson en avait à revendre. Comme on le voit dans ce délicieux pastiche des Inconnus. On ne caricature que ce qui a du caractère.
Après avoir été publicitaire, quand la pub avait encore du goût, "l'homme en noir" devint producteur-présentateur d'émissions comme Bains de minuit, Lunettes noires pour nuits blanches, Tout le monde en parle et surtout, selon nous, Paris Dernière et Rive droite/Rive gauche. Récemment, Ardisson y a même gagné une seconde jeunesse sur Internet. On y retrouve facilement une pépite comme celle-ci, avec le critique rock Yves Adrien ( le deuxième invité). Je vous laisse découvrir :
Bonimenteur démagogique, chercheur de talents, royaliste mort un quatorze juillet, sans doute chrétien, provocateur, adepte de formules du genre "est-ce que sucer c'est tromper?" (qu'il regrettera par la suite), Ardisson avait clairement plus de talent que la plupart des gens de télé. "Le style, c'est l'homme", dit Sainte-Beuve. Salut l'artiste. Tu ne sera pas remplacé.


Max Ernst, « L'ange du foyer (Le triomphe du surréalisme) », 1937 
Restons modestes, chers amis de Mélusine, et souhaitons nous la moins mauvaise année possible.

La mondialisation n'a que faire des vraies traditions parisiennes, comme celle des bouquinistes. Ils sont là depuis cinq siècles, nous disent-ils, et vont devoir déménager, pour laisser la place aux hordes de touristes sportifs sirotant leur coca-cola pour voir passer le roi Macron, icône de la Société du spectacle.
On a souvent le choix, dans les salles obscures, entre les superproductions américaines et les petites productions françaises. Entre les gros budgets aux effets spéciaux sidérants mais vides de sens, et les films d'auteurs français aux budgets étriqués, souvent marqués par un intellectualisme des années soixante-dix. "Vaincre ou mourir", première production cinéma du Puy du Fou, nous aide à sortir de ce dilemme regrettable.
des grands totalitarisme du 20ème siècle, nazi et communiste. Sans oublier le chainon manquant que forment les sanglantes guerres de l'Empire.
Il est revenu le temps du muguet. Une belle file d'attente s'allonge devant mon voisin fleuriste. Signe d'espoir? Avec lui mon excellent restaurant libanais et mon remarquable marchand de vin, ont ouvert leurs portes, dans le respect de la loi, cela va sans dire. Encore une semaine à tenir, puis nous verrons, peut-être, le fabuleux marché en plein air que nous avions failli oublier.