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Loisirs

  • Tout le monde en a parlé

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    Le critique est un chercheur de style. Qu'il aime ou qu'il déteste, il sera alors polémiste ou dithyrambe. C'est vrai pour les critiques littéraires, artistiques, musicaux, cinéma, etc. Pour le critique télé, parent pauvre de la profession, le style est rare, difficile à trouver. J'ai été pendant dix ans critique télé, à Valeurs Actuelles, dans les années 90, et du style, bon ou mauvais, séduisant ou exaspérant, Thierry Ardisson en avait à revendre. Comme on le voit dans ce délicieux pastiche des Inconnus. On ne caricature que ce qui a du caractère.


    Après avoir été publicitaire, quand la pub avait encore du goût, "l'homme en noir" devint producteur-présentateur d'émissions comme Bains de minuit, Lunettes noires pour nuits blanches, Tout le monde en parle et surtout, selon nous, Paris Dernière et Rive droite/Rive gauche. Récemment, Ardisson y a même gagné une seconde jeunesse sur Internet. On y retrouve facilement une pépite comme celle-ci, avec le critique rock Yves Adrien ( le deuxième invité). Je vous laisse découvrir :


    Bonimenteur démagogique, chercheur de talents, royaliste mort un quatorze juillet, sans doute chrétien, provocateur, adepte de formules du genre "est-ce que sucer c'est tromper?" (qu'il regrettera par la suite), Ardisson avait clairement plus de talent que la plupart des gens de télé. "Le style, c'est l'homme", dit Sainte-Beuve. Salut l'artiste. Tu ne sera pas remplacé.

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  • Beaubourg, sarcophage de l'art moderne

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    Guy de Maupassant disait qu'il allait souvent dîner au premier étage de la Tour Eiffel, car c'était le seul endroit de Paris d'où l'on ne pouvait pas la voir. On pourrait dire la même chose du centre Pompidou. La vue magnifique sur Paris que l'on peut admirer en se laissant porter par le grand escalier mécanique qui barre obliquement sa façade est "imprenable". A part cela, son architecture reste la plus pure expression de la laideur moderne. Mai qu'ais-je osé dire? On doit aimer la modernité.


    Le centre Beaubourg, né de la volonté tenace du président Georges Pompidou, fut inauguré le 31 janvier 1977.  Aujourd'hui, nous dit le Centre, "un programme de travaux techniques (...) permettra notamment la rénovation et le désamiantage de la totalité des façades, la mise en sécurité incendie, une meilleure accessibilité pour les personnes à mobilité réduite, et l’optimisation énergétique de l'ensemble de l'édifice. Et pour cela, exige la fermeture complète du site de 2025 à 2030."

    Cinq ans de travaux, avec une fermeture totale, moins de cinquante ans après son ouverture! La comparaison avec Notre Dame de Paris, perpétuellement en travaux depuis plus d'un millénaire, donne le vertige.

    surrealisme.jpgMax Ernst, « L'ange du foyer (Le triomphe du surréalisme) », 1937

    La dernière grande exposition avant fermeture est consacrée au Surréalisme. C'est un peu le retour vers le futur. L'entrée de l'exposition est lugubre. On se perd dans le noir avant de déboucher sur une triste collection de photos noir et blanc, de manuscrits grisâtres, prêtés avec parcimonie par la BN.

    Les choses s'éclairent un peu avec les tableaux loufoques de Dali, Ernst, Magritte, Chirico, et d'illustres inconnus. Les plus grands artistes et poètes du surréalisme, comme Dali et le stalinien Aragon, se sont généralement écartés de la stricte obédience, pour affirmer leur génie personnel. Breton lui même, par exemple dans le superbe Nadja, laisse la théorie s'effacer devant la création. Ce qui est important, ce ne sont pas les murs, c'est l'art qui est présenté, comme dans un musée. Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse.

    Ce Christ de Dali n'est pas dans l'exposition.

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  • Moins mauvaise année possible!

    JO-Wingz.jpgRestons modestes, chers amis de Mélusine, et souhaitons nous la moins mauvaise année possible.

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  • Beauté artificielle

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    Vous en rêvez, messieurs. Vous en êtes jalouses, mesdames. Elle s'appelle Milla Sophia. Elle est finlandaise, âgée de 24 ans. Son métier?  "influenceuse" sur les réseaux sociaux, comme il se doit. Elle y dispose de millions d'"amis". Pour en savoir un peu plus sur sa vie et son oeuvre, il suffit de regarder cette video postée sur Youtube:


    Seulement voilà, cette charmante jeune-femme n'existe pas. Milla est un produit de l'Intelligence Artificielle (IA). Elle représente la "dictature de la beauté" sous sa forme absolue. Certes, il s'agit pour l'instant d'une simple série d'images fixes. Mais, bien entendu, les informaticiens travaillent déjà sur les images animées, parlantes, et, tactiles.

    Sur ce dernier point, il faudra simplement disposer de capteurs tactiles sur tout le corps. Les réseaux sociaux, comme facebook, y voient leur avenir, même si les premiers résultats ne semblent pas très concluants et leur ont coûté des milliards de dollars.

    Le Progrès, avec ses promesses de bonheur, nous écarte toujours plus du monde réel. Il n'y a pas vraiment de quoi être optimiste. Le meilleur des mondes d'Aldous Huxley se réalise sous nos yeux. Tandis que notre monde réel,lui, ressemble de plus en plus à 1984 d'Orwell...

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  • L'important, c'est de (ne pas) participer

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    Les Jeux Olympiques modernes, cette kermesse du village global, ne connaissent pas d'autre loi que celle de l'argent, ni d'autre Dieu que le dollar. Les premières victimes en seront les SDF, dont la présence ferait désordre en Macronie. Ils seront déplacés, sans être relogés. Puis vient le tour de nos merveilleux bouquinistes, devant lesquels nous avons si souvent flanné, et trouvé quelque pépite littéraire à bas prix.

    bouquinistes.jpgLa mondialisation n'a que faire des vraies traditions parisiennes, comme celle des bouquinistes. Ils sont là depuis cinq siècles, nous disent-ils, et vont devoir déménager, pour laisser la place aux hordes de touristes sportifs sirotant leur coca-cola pour voir passer le roi Macron, icône de la Société du spectacle.

    On est bien loin de l'idéal un peu simpliste du baron Pierre de Coubertin "l'important, c'est de participer". En 1936, à Berlin, Hitler, qui croyait récupérer les jeux modernes, fut humilié par les victoires du noir Jesse Owen. Rappelons d'ailleurs, au contraire, que les JO de l'Antiquité étaient un évènement raciste, misogyne et religieux.

    Raciste, puisque seuls les Grecs de "race pure" avaient le droit de participer (par exemple, le roi de Macédoine, y participait, car Grec, mais pas ses propres sujets). Misogyne, car les femmes n'y participaient pas et n'avaient même pas le droit d'y assister (une femme s'étaient déguisée en homme pour voir son fils concourir, mais elle fut démasquée et exécutée). Religieux et poétique, enfin, avec d'innombrables sacrifices et solennités à vocation mystique. 

    Tout cela a heureusement disparu, mais pour laisser la place à son inverse, aussi critiquable. Il faudrait noter soigneusement tous les sponsors de ces JO. Pour les boycotter. Les marques et produits qui financent ce navrant évènement de la société de consommation sont fatalement de qualité médiocre!

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  • "Sommes la jeunesse de Dieu, messieurs!"

    Charette-Une.jpgOn a souvent le choix, dans les salles obscures, entre les superproductions américaines et les petites productions françaises. Entre les gros budgets aux effets spéciaux sidérants mais vides de sens, et les films d'auteurs français aux budgets étriqués, souvent marqués par un intellectualisme des années soixante-dix. "Vaincre ou mourir", première production cinéma du Puy du Fou, nous aide à sortir de ce dilemme regrettable.

    Histoire tragique, bons acteurs (remarquable Hugo Becker), excellents figurants issus du célèbre spectacle de Philippe de Villiers et qui jouent le rôle de leurs ancêtres. On s'y croirait, les scènes sont parfois d'une violence terrifiante, avec les colonnes infernales et les noyades dans la Loire organisées par la Convention.

    Certains, évidemment, font la fine bouche. Comme par exemple Libé, que l'on a connu plus subtile dans ces célèbres titres, il y a vingt ans. Aujourd'hui, c'est moins brillant (voir ci-contre). Ce qui ne plait pas, visiblement, à ce qui reste de l'intelligentsia de gauche, c'est le message essentiel du film: la Terreur est bien le germe et la matrice Charette-libé2.jpgdes grands totalitarisme du 20ème siècle, nazi et communiste. Sans oublier le chainon manquant que forment les sanglantes guerres de l'Empire.

    S'il fallait trouver un défaut à ce grand film français, c'est peut-être l'absence de vision générale sur l'ensemble des guerres de Vendée, les différences et les points communs entre Charette et les autres chefs Vendéens. Mais ne boudons pas notre plaisir! Jetons donc un oeuil sur l'excellente bande annonce:


    "Sommes la jeunesse de Dieu" disait Charette à ses hommes dépenaillés et mal armés. Internet nous offre encore d'autres trésors, si l'on sait chercher. Voici par exemple la chanson de Théodore Botrel "Monsier de Charette a dit":


     

     

     

     

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  • Le temps du muguet

    Muguet du 1er mai : chez les fleuristes, sur commande, par cartes ...Il est revenu le temps du muguet. Une belle file d'attente s'allonge devant mon voisin fleuriste. Signe d'espoir? Avec lui mon excellent restaurant libanais et mon remarquable marchand de vin, ont ouvert leurs portes, dans le respect de la loi, cela va sans dire. Encore une semaine à tenir, puis nous verrons, peut-être, le fabuleux marché en plein air que nous avions failli oublier.

    La situation va-t-elle revenir, progressivement, "normale"? C'est peu probable. Est-ce que l'on remettra en cause durablement la mondialisation? Sans doute, on va surveiller les pangolins. Pour les masques, les produire chez nous, c'est possible. Mais pour les médicaments? Peut-être. Une agriculture un peu plus proche des consommateurs, en France, on y songe.

    Enfin, on a le droit de rêver, le jour du muguet.

     

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