
Bonnes vacances à tous, et triste anniversaire. Cela fait quatre-vingts ans. Les 6 et 9 aout 1945, les deux bombes atomiques d'Hiroshima et Nagasaki font entrer l'humanité dans l'âge nucléaire. 100 à 200 000 morts immédiates et des milliers de survivants regrettant d'être encore en vie.
Trump l'a rappelé récemment: ces deux bombes ont permis de terminer la guerre mondiale, de ramener les boys à la maison et c'est un bienfait pour l'humanité. Or, c'est faux, et tout le monde le sait, sauf Donald. Le Japon était prêt à capituler, sans condition, sauf une: le maintien du Mikado, personnage considéré comme divin par les Japonais. C'est ce que montre ce beau documentaire de France Télévision:
Le premier bombardement atomique de l'Histoire était donc parfaitement évitable, et d'ailleurs? l'empereur du Japon est toujours là. Les cibles n'étaient pas d'importance militaire majeure. Il s'agissait de viser sciemment des civils, des femmes, des enfants, des vieillards, des enfants dans le ventre de leurs mères... et non des soldats en armes menaçant d'autres soldats. Si les mots ont un sens, il s'agit d'un crime contre l'Humanité et non d'un crime de guerre. Aujourd'hui, le mensonge officiel perdure, accepté par la population américaine, et Trump peut répéter le mensonge historique.
Ailleurs dans le monde, le regard est différent comme en témoigne Hiroshima mon amour, le chef d'oeuvre d'Alain Resnais, célébré partout mais boudé aux Etats-Unis.
Homo sapiens a donc prouvé qu'il était capable de se suicider. Et il ne l'a pas fait. Mais ses capacités de destruction nucléaire n'ont cessé de se développer, de ruisseler, de bourgeonner comme un cancer qui ne se réalise jamais, dans un monstrueux "équilibre de la terreur". Outre les USA et l'URSS, bientôt la Grande-Bretagne et la France, la Chine, la Corée du Nord, l'Inde et le Pakistan, sans oublier Israël... Pourquoi l'Iran ne rejoindrait pas ce club de moins en moins fermé? Au nom de la loi du plus fort, dirait Lafontaine.
Aujourd'hui, la cloche de l'église catholique de Nagasaki a sonné, pour la première fois depuis quatre-vingts ans.

En Suisse, l'euthanasie est légale, mais il faut un passeport pour l'autre monde. Tout doit être fait dans les règles. Pas de passeport? pas d'euthanasie!
J'ai rencontré Laurent Alexandre il y a quelques années, lors d'un colloque sur les "nouvelles technologies" dont je m'occupai. Avant la réunion et sans raison apparente, il m'a posé la question suivante, à brûle-pourpoint :
Le petit Macron est bien ennuyé. Cet ultra-libéral anglo-saxon est à la tête d'un état-Providence, l'un des meilleurs du monde, mais "en faillite" comme le disait déjà François Fillon, alors premier ministre. Et le petit Macron a considérablement aggravé les déficits, par exemple avec sa gestion calamiteuse du Covid ou encore en refusant d'importer le gaz russe pour consommer le "gaz de schiste" américain, beaucoup plus polluant. Comment s'en sortir? Le petit Macron a pensé à tout, depuis longtemps. Il s'en tirera, par l'euthanasie. Vite, avant les élections européennes.
Parlons d'une question que je connais un peu, l'AVC (Accident Vasculaire Cérébral), sous sa forme la plus grave. Je l'ai déjà évoqué dans un livre, Un idiot dans la ville, Editions Persée.
Le président Chinois s'écarterait de la ligne "zéro covid". Des manifestations (notre photo) l'ont fait plier. Il faut dire que cette politique apparaissait surtout comme une manière de contrôler toujours plus parfaitement la population. Aucun virus ne pouvait de toute façon faire plus de morts que communisme en Chine.
Une actu chasse l'autre. Leur point commun, c'est la manière dont elles sont traitées toutes deux par les mass-médias et les grands réseaux sociaux: d'une façon totalitaire. Macron venait d'insulter, de manière calculée, les français non vaccinés en parlant de les "emmerder", et déjà, la guerre en Ukraine offrait l'occasion de mobiliser l'opinion publique sur un thème politiquement correct: le nouveau virus, c'est Poutine.
Le Président Valéry Giscard d'Estaing est mort du Covid. Dans les statistiques morbides de monsieur Salomon, il compte pour "un". Or, c'est faux. VGE n'est pas mort du Covid, il est mort de vieillesse, presque centenaire, après une vie bien remplie.
Je ne sais plus lire, je ne sais plus écrire. Tiens, j'ai écrit cela et je l'ai relu. Je sais donc à nouveau lire et écrire, pour la première fois depuis mon accident vasculaire cérébral (AVC), il y a plus d'un an.