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Mélusine

  • Que celui qui n'a jamais péché...

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    Comme dirait notre Seigneur Jésus-Christ dans l'Evangile selon Saint Jean, "Que celui qui n'a jamais péché jette la première pierre à Brigitte Bardot dans Le mépris de Jean-Luc Godard". On aurait tous envie de lui lapider les fesses, n'est-ce pas? Mais voilà, JC a dit...

    BB n'est pas "une ravissant idiote", titre du film d'Edouard Molinaro (1964), où elle est  en réalité un agent secret britannique (version intégrale sur le net).

    Brigitte Bardot, ce n'est pas non plus la star américaine comme Marilyn Monroe, sophistiquée, hors d'atteinte. Non, c'est notre beauté de village, qui rend fous les garçons et jalouses les filles. Ce n'est pas la "dictature de la beauté" anglo-saxonne. Notre Brigitte, elle est trop naturelle et trop gentille pour ça. Dans son éblouissante filmographie, on retiendra ce court et adorable passage dans Si Versailles m'était conté de Sacha Guitry (1954).


    Brigitte, sculptée par Aslan, a incarné Marianne dans les mairies, à la demande ... du Général de Gaulle. Mais BB, ce n'est pas la République, c'est la France.

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  • Zelensky doit partir

    zelensky.jpgLes frontières intérieures de l'ex-URSS étaient aussi peu naturelles, aussi artificielles que possible. L'exemple le plus frappant est celui de la Crimée, octroyée à l'Ukraine d'un trait de plume, à l'ère Khrouchtchev. Partout ailleurs les populations, les ethnies et les religions étaient mélangées afin d'éviter l'éclatement de l'Empire rouge, qui a fini par se produire lorsque Boris Eltsine, à la tête de la République de Russie, a fait sécession de l'URSS, en 1991.

    Les frontières nationales, au sein de l'actuelle Union Européenne, ont elles été aussi intangibles que cela dans le passé? La Tchécoslovaquie a implosé récemment. L'Alsace-Moselle n'a été récupérée par la France qu'en 1918...

    Ce pitre de Zelensky (notre photo), dont même Patrick Sébastien n'aurait pas voulu dans ses émissions, s'accroche au mythe d'une Ukraine aux frontières gravées dans le marbre. Mais, outre la Crimée, il existe dans le Donbass des populations orthodoxes et russophones qui n'auraient accepté qu'une Ukraine liée à la Russie, comme l'est la Biélorussie.

    Dans l'Ukraine zélenskienne, la police doit faire la chasse aux jeunes hommes qui refusent le service militaire, dans un pays toujours corrompu jusqu'à la moelle, qui n'a pas fait une purge brutale comme celle de Poutine en Russie. Certes, l'Ukraine a subi une terrible famine, organisée volontairement par le Géorgien Staline, dans le fameux "grenier à blé" Ukrainien. Mais les responsabilités étaient communistes, soviétiques et non pas russes.

    Si l'on veut la paix en Europe, Zelensky doit partir, le plus vite possible. Mais, pour cela, il faut sortir du débat truqué, anti-Russe que nous connaissons en France et dans le monde "libre", en écoutant des voix non conformistes comme celles du démographe Emmanuel Todd, qui parlait à l'Institut catholique vendéen, il y a deux ans. Anticonformiste et prophétique:


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  • Hiroshima, mon désamour

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    Bonnes vacances à tous, et triste anniversaire. Cela fait quatre-vingts ans. Les 6 et 9 aout 1945, les deux bombes atomiques d'Hiroshima et Nagasaki font entrer l'humanité dans l'âge nucléaire. 100 à 200 000 morts immédiates et des milliers de survivants regrettant d'être encore en vie.

    Trump l'a rappelé récemment: ces deux bombes ont permis de terminer la guerre mondiale, de ramener les boys à la maison et c'est un bienfait  pour l'humanité. Or, c'est faux, et tout le monde le sait, sauf Donald. Le Japon était prêt à capituler, sans condition, sauf une: le maintien du Mikado, personnage considéré comme divin par les Japonais. C'est ce que montre ce beau documentaire de France Télévision:

    Le premier bombardement atomique de l'Histoire était donc parfaitement évitable, et d'ailleurs? l'empereur du Japon est toujours là. Les cibles n'étaient pas d'importance militaire majeure. Il s'agissait de viser sciemment des civils, des femmes, des enfants, des vieillards, des enfants dans le ventre de leurs  mères... et non des soldats en armes menaçant d'autres soldats. Si les mots ont un sens, il s'agit d'un crime contre l'Humanité et non d'un crime de guerre. Aujourd'hui, le mensonge officiel perdure, accepté par la population américaine, et Trump peut répéter le mensonge historique.

    Ailleurs dans le monde, le regard est différent comme en témoigne Hiroshima mon amour, le chef d'oeuvre d'Alain Resnais, célébré partout mais boudé aux Etats-Unis.

    Homo sapiens a donc prouvé qu'il était capable de se suicider. Et il ne l'a pas fait. Mais ses capacités de destruction nucléaire n'ont cessé de se développer, de ruisseler, de bourgeonner comme un cancer qui ne se réalise jamais, dans un monstrueux "équilibre de la terreur". Outre les USA et l'URSS, bientôt la Grande-Bretagne et la France, la Chine, la Corée du Nord, l'Inde et le Pakistan, sans oublier Israël... Pourquoi l'Iran ne rejoindrait pas ce club de moins en moins fermé? Au nom de la loi du plus fort, dirait Lafontaine.

    Aujourd'hui, la cloche de l'église catholique de Nagasaki a sonné, pour la première fois depuis quatre-vingts ans.

     

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  • Tout le monde en a parlé

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    Le critique est un chercheur de style. Qu'il aime ou qu'il déteste, il sera alors polémiste ou dithyrambe. C'est vrai pour les critiques littéraires, artistiques, musicaux, cinéma, etc. Pour le critique télé, parent pauvre de la profession, le style est rare, difficile à trouver. J'ai été pendant dix ans critique télé, à Valeurs Actuelles, dans les années 90, et du style, bon ou mauvais, séduisant ou exaspérant, Thierry Ardisson en avait à revendre. Comme on le voit dans ce délicieux pastiche des Inconnus. On ne caricature que ce qui a du caractère.


    Après avoir été publicitaire, quand la pub avait encore du goût, "l'homme en noir" devint producteur-présentateur d'émissions comme Bains de minuit, Lunettes noires pour nuits blanches, Tout le monde en parle et surtout, selon nous, Paris Dernière et Rive droite/Rive gauche. Récemment, Ardisson y a même gagné une seconde jeunesse sur Internet. On y retrouve facilement une pépite comme celle-ci, avec le critique rock Yves Adrien ( le deuxième invité). Je vous laisse découvrir :


    Bonimenteur démagogique, chercheur de talents, royaliste mort un quatorze juillet, sans doute chrétien, provocateur, adepte de formules du genre "est-ce que sucer c'est tromper?" (qu'il regrettera par la suite), Ardisson avait clairement plus de talent que la plupart des gens de télé. "Le style, c'est l'homme", dit Sainte-Beuve. Salut l'artiste. Tu ne sera pas remplacé.

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  • Cléopâtre, "fashion victim"?

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    On doit rendre cette justice à Jack Lang, sur un point. Il dirige bien l'Institut du monde arabe, arabe et non musulman. Sa dernière exposition, comme les précédentes, regorge en effet d'images figuratives, que l'islam déteste absolument, représentant en outre une femme aussi peu voilée que possible, une femme fatale, un sex-symbol, une femme au moeurs très libres et à la fin tragique.

    Les temps modernes en ont fait la première "fashion victim"de l'Histoire, chez laquelle il est assez difficile de distinguer le mythe de la réalité historique.  Comme le dit Blaise Pascal: "Le nez de Cléopâtre, s'il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé". Ce tableau d'Alexandre Cabanel (ci dessus) représente Cléopâtre "testant" ses poisons sur des esclaves, avant de se suicider... Une femme très moderne, donc. Hollywood en fait une star sous les traits d'Elisabeth Taylor, en 1963.


    Les gaulois ne sont pas en reste, avec le savoureux pastiche de Jean Yanne, Deux heures moins le quart avant JC (1982) qui passerait aujourd'hui pour homophobe.


    Astérix et Cléopâtre, où même le sage Panoramix est ému par son célèbre nez, et où César en personne s'incline devant tant de grâce et de mauvais caractère.

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    Sur un tout autre sujet, l'Institut montre qu'il est arabe et non musulman. C'est la petite, mais brillante exposition sur la bande de Gaza, aujourd'hui ravagée par les bombes israéliennes. On y découvre, entre autre, les splendeurs byzantines de cette terre, autrefois florissante.

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  • Euthanasie pour les pauvres, transhumanisme pour les riches

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    L'euthanasie va bientôt devenir légale en France. Sans que personne, à notre connaissance, ne donne la vraie raison de cette loi sur "l'aide à mourir": le progrès médical vertigineux qui sauve, malgré eux, toujours plus de malades, qui coûtent de plus en plus cher. Les débats à l'Assemblée n'ont même pas évoqué ce problème, qui n'est pas politique, mais historique, ou si l'on veut, métaphysique et religieux.

    Le progrès médical ne peut plus être financé par la Sécurité sociale, il sera donc privatisé. Les hôpitaux et les services d'urgence, débordés, s'engorgent inéluctablement. La médecine à deux vitesses s'installe au coeur de notre état-providence en crise. En revanche, les cliniques privées, sur le modèle américain, permettent à quelques happy fews de rêver à une existence prolongée par les bio-technologies jusqu'à 120, 130 ans et plus... C'est le transhumanisme dont le "philosophe" Luc Ferry se fait l'apôtre, mais pour les riches, et l'euthanasie pour les autres, les pauvres...

    On ne trouve rien de tout cela à l'Assemblée nationale, dans son débat "républicain", c'est à dire unanime, sans enjeu véritable:

    Quelle est donc la solution? J'aimerai bien en proposer une au chrétien François Bayrou, qui ne doit pas être très à l'aise sur ce sujet. Je lui parlerai d'un problème que je connais un peu: l'Accident Vasculaire Cérébral, sous un forme grave.

    Je lui proposerai d'abord de faire rembourser intégralement par la sécu les soins des neuropsychologues (les kinés du cerveau). Des dépenses supplémentaires, donc, mais intégralement financées par les mesures suivantes: les études des futurs neurologues et psychiatres seraient diminuées d'un an, et ces deux spécialités seraient à nouveau fusionnées dans le cadre de la neuropsychiatrie, comme c'était le cas avant 1968. On arrêtera de distinguer la matière du cerveau (dont les neurologues sont chargés) et l'esprit de celui-ci (domaine des seuls psychiatres). Ce maudit Progrès médical, qui nous entraîne vers la mort toujours plus douloureuse et plus tardive, serait ainsi ralenti.

    On arrêterait de distinguer, de manières cartésianiste plus que cartésienne, la chair et l'esprit, le corps et l'âme. Mon professeur de philosophie en terminale, Monsieur Detape, nous disait qu'il aurait beaucoup de mal à être chrétien sans la notion de "résurrection de la chair" du Credo catholique. L'homme est fini, et il porte l'infini en lui. Cinquante ans ou cent dix ans d'espérance de vie ne changent pas grand chose à l'affaire. Autant ne pas aggraver les inégalités entre les riches et les pauvres, bientôt les transhumains et les euthanasiés.

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  • Euthanasie, mode d'emploi

    aimonsnousvivant2.jpgEn Suisse, l'euthanasie est légale, mais il faut un passeport pour l'autre monde. Tout doit être fait dans les règles. Pas de passeport? pas d'euthanasie!

    Dans Aimons nous vivants, le dernier film de Jean-Pierre Améris, Antoine Toussaint (Gérard Darmon), chanteur français vieillissant et populaire, a tout réussi dans la vie, sauf sa vie elle-même. Victime d'un AVC qui l'empêche de travailler, seul au monde, il part donc pour la Suisse, ou l'euthanasie est légale... Tout est prévu, sauf sa rencontre, dans le train, avec Victoire (Valérie Lemercier), dont l'énergie délirante est capable de tromper la mort.

    Le film, marqué par cette rencontre improbable de deux acteurs que tout oppose, sauf le talent, et par l'irrésistible sérieux de nos amis Suisses, devient, de facto, un plaidoyer contre l'euthanasie qui tombe en plein débat parlementaire.


    Ce film est la meilleure réponse possible à la proposition de loi sur "l'aide à mourir" actuellement discutée à l'Assemblée nationale. Tous les députés, tous les sénateurs, devraient aller voir ce film avant de voter ce texte.

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  • #MoiAussi

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    Le massacre des saints Innocents. C'était un petit garçon de six ans. Il était élève dans la meilleure école catholique de Paris. Dans la chapelle du "petit collège", de style résolument moderniste, il se confessait, avouait ses fautes à un prêtre. Celui-ci lui parlait d'une voix rassurante, tout en lui faisant honte. Le petit garçon ne comprenait rien, se sentait inquiet, à la fois coupable et rassuré. Le prêtre le prenait sur ses genoux, l'embrassait, le caressait partout, sur les fesses, entre les jambes.

    Le garçon n'en a jamais parlé à ses parents. Le prêtre finit par être repéré, et il est mort tout seul, dans une petite chambre aux murs couverts de photos d'enfants. Parmi celles-ci, il y avait sans doute la mienne. #MoiAussi

    Ces scandales de pédophilie continuent à éclater tous les jours dans la presse. La dernière en date est celle de Notre-Dame de Bétharram, école privée catholique. Les députés Insoumis ont tenté de faire "porter le chapeau" au premier ministre démocrate-chrétien, François Bayrou, dont les enfants étaient scolarisés dans cette école. Sans succès pour l'instant. Il y a quelques années, Monseigneur Barbarin fut accusé de ne pas avoir dénoncé les actes passés de certains prêtres de son diocèse de Lyon. L'Eglise catholique, en France et ailleurs, s'est lancée dans un grand mouvement de "repentance" et de réparation, qui n'a pas d'équivalent ailleurs.

    La liste est longue. D'autres institutions sont touchées, Ainsi, Joël Le Scouarne, médecin et chirurgien, a violé des centaines de mineurs, pendant des années. Il passe actuellement en jugement, mais avait déjà été condamné dans le passé, sans interdiction d'exercer. Le scandale touche le cinéma français, à l'instar du MeToo américain, avec des victimes, généralement très jeunes. Même l'abbé Pierre, adulé de son vivant, apparait comme un dangereux prédateur sexuel.

    Mai68.jpgDaniel Cohn-Bendit, le "pape" de mai 68 (notre photo), a revendiqué sa pédophilie. C'était l'époque du "il est interdit d'interdire". Il l'écrit clairement dans son livre Le Grand Bazar (1975), aujourd'hui introuvable. Le quotidien Libération s'était fait le porte-parole d'une permissivité absolue, avant de faire son Mea Culpa, quelques dizaines d'années plus tard. On pourrait continuer longtemps la liste. La pédophilie est-elle vieille comme le monde? Gilles de Rais, compagnon de Jeanne d'Arc, était un pédophile criminel, et il fut condamné à mort pour ces faits. Rien de nouveau sous le soleil?

    Quel-est le lien entre toutes ces affaires? Ce qui caractérise notre modernité tardive, c'est la promesse de bonheur et de liberté pour tout le monde. Or, il apparait aujourd'hui que ce  sont les plus forts et les plus puissants qui en profitent, à commencer par les hommes, adultes, riches et en bonne santé. Les femmes, les enfants, les vieux, les malades restent sur le bord de la route. Comme dirait l'abbé Lacordaire: "entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître et le serviteur, c’est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit." Cette célèbre formule ne suffit pas, néanmoins, pour expliquer notre post-modernité.

    Il ne s'agit pas, selon nous, d'une simple erreur politique ou idéologique. Nous sommes réellement plus "individuels" que nos ancêtres. Donc plus égoïstes et plus isolés. Le philosophe Pierre Boutang parlait même de "dividus". Malheur aux vaincus de la vie moderne. Malheur aux maillons faibles de ce stupide "village global". C'est peut-être un vrai sens de l'Histoire, orienté vers le mal.

    L'Eglise, elle, comporte en son sein de nombreux coupables, mais elle est surtout victime de cette évolution moderne. Et qui fera le procès de cette évolution ultra-individualiste, qui, depuis les années soixante, profite aux forts et asservit les faibles?

    Chemin de croix, Lourdes

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  • Un président artificiel

    IAMacron.jpgJe n'étais pas au sommet sur l'Intelligence Artificielle organisé par Emmanuel Macron à Paris les 10 et 11 février derniers (photo). J'étais au contre-sommet, organisé par le philosophe Eric Sadin et plusieurs autres personnalités. Vous en avez peut-être moins entendu parler. C'est l'occasion de réparer un oubli...

    La réunion avait lieu au théâtre de la Concorde, en face de la réunion officielle se tenant sous les ors de la République, au grand palais. Elle commença par une petite manifestation d'un groupe d'activistes anti-IA, qui mirent un peu d'animation, puis par une longue conférence de Sadin.IASadin.jpg Un remarquable tour d'horizon, radical, sur les méfaits de l'Intelligence Artificielle dans tous les domaines de l'intelligence humaine.Suivirent une série d'interventions thématiques, sans doute d'inégale valeur (très pertinentes sur les ravages de l'IA sur l'environnement, décevantes dans le domaine de l'éducation). J'étais néanmoins agréablement surpris par la qualité de ce contre-sommet, le nombre des participants, la qualité des intervenants. Le combat ne fait que commencer, en Europe comme dans le nouveau Monde (voir les grèves contre l'IA enclenchées à Hollywood).

    Macron.jpgEn face se tenait donc le sommet officiel, organisé par l'Elysée. Un véritable spectacle, à la gloire du président Macron, Bayrou se tenant prudemment à l'écart. L'IA, domaine réservé du Président? Le programme officiel du sommet se trouve sur le site web de la Présidence. La déclaration finale, curieusement signée par la Chine, mais non par les Etats-Unis, est un catalogue de voeux pieux non-contraignants:

    "Ce sommet a mis en évidence la nécessité de renforcer la diversité de l’écosystème de l’IA. Il a défini une approche inclusive ouverte et multipartite qui permettra à l’IA d’être éthique, sûre, sécurisée, digne de confiance et axée sur les droits de l’Homme et sur l’humain, tout en soulignant le besoin et l’urgence de réduire les inégalités et d’aider les pays en développement à renforcer leurs capacités en matière d’intelligence artificielle."

    Un plan à 109 milliards d'euros financé principalement par une monarchie pétrolière, permettra de ravager le paysage et  le territoire français avec la construction de gigantesques data-centers. La France peut faire aussi bien que l'Amérique.

    Un sommet artificiel au bilan artificiel. Pendant ce temps, Trump et Elon Musk imposent un IA anglo-saxonne sans aucune règle face à l'IA néocommuniste chinoise. Entre ces deux mâchoires de lIA, l'Europe et la France n'ont pas voix au chapitre.

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  • Raoul ne connaît personne

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    Tout le monde connaît Raoul, mais Raoul ne connaît personne. Cet étrange personnage, sorte de Tintin psychédélique, ou de Charlot post-moderne, commence à hanter les rues d'un Paris lunaire et fut récemment présenté à la presse. Avec une superbe réalisation en noir et blanc de Frédéric Vignale, un rôle central tenu par Emmanuel Gillet, entouré d'une pléiade de comédiens amateurs à l'invraisemblable talent.


    Le film, long métrage ou feuilleton, est donc encore en train de se construire et l'on en trouve déjà de savoureux morceaux sur Youtube. Mais au fait, qui est Raoul? Attention, Raoul c'est vous, Raoul c'est moi!


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