
Quel rôle jouera l'homme le plus riche du monde, aux côtés de l'homme le plus puissant du monde? Selon nous, Musk aggravera Trump, dans un domaine au moins, celui de l'Intelligence Artificielle (IA). On connaît déjà la position politique de Trump: il doit y avoir le moins de régulation possible de l'IA, puisque la concurrence chinoise ignorant tout respect des données personnelles, impose cette fuite en avant vers toujours moins de règles.
Quelle que soit la place réservée à son "ami" Musk, qui fêta la victoire avec lui dans sa résidence de Floride, il faut revenir sur les positions du patron de Tesla, décrites dans l'émission de Christine Ockrent sur Frane-Culture.
Tel est aujourd'hui le message que lance en Amérique la propagande muskienne : c'est, en soi, une bonne chose que de licencier pour licencier. On l'a vu quand Elon Musk a pris le contrôle de Twitter, en octobre 2022. Il a licencié en quelques heures la moitié des 7500 gentils geeks libertaires aux cheveux longs qui faisaient « gazouiller » le réseau social (rebaptisé "X"). A commencer par les régulateurs et modérateurs des flux de messages.
Celui dont le mathématicien français Cédric Villani ne veut « même pas prononcer le nom » n'est pas un théoricien ou un rêveur utopiste. En 2023, une "Lettre ouverte" a été publiée pour demander l'arrêt du développement d'une intelligence artificielle « plus puissante que ChatGPT-4 », pendant une période de six mois. Elle était signée par Elon Musk et des centaines de personnalités de l'IA. Les scientifiques en général ont dit leur incompréhension sur cette période de six mois, que la Chine, de toute façon, n'aurait pas eu de raison de respecter.
Le patron de Tesla, de Neuralink et de SpaceX, cofondateur d'OpenAI, est frappé du syndrome d'Asperger, une forme d'autisme qu'il avoue en public : « Je sais bien que je dis ou que je poste parfois des choses étranges, mais c'est la façon dont travaille mon cerveau ». Successivement anti et pro IA, Musk ne fait pas la différence entre la vérité et l'erreur, entre une chose et son contraire. Il parle exactement comme ChatGPT interrogé sur l'IA, c'est-à-dire sur lui même.
Afrikaner, né dans l'apartheid, puis naturalisé américain, c'est un pro « humain augmenté » ou encore pro « Humanité 2.0 », capable de peindre les noirs en blanc pour les sauver du racisme. On lui doit les micro satellites, bien reconnaissables, qui polluent deux par deux le ciel de France. Avec Musk, tout le monde est inférieur à l'homme augmenté. C'est un raciste anti-humain. Il pèse 250 milliards de dollars. Aujourd'hui, le vice est président.

Commentaires
Il faut reconnaitre à Musk qu'il est "woke-proof " imperméable au gauchisme. Sans lui Trump aurait-il été élu ? La soi-disant toile, espace de liberté, est en fait un enfer presque totalement dominé par le capitalisme de connivence. Par hasard, un milliardaire était de droite et il a ouvert une petite fenêtre à la pensée incorrecte. Cela ne vous rappelle-t-il pas certain capitaine d'industrie breton auquel on doit d'avoir sauvegardé une petite partie de la presse et de l'édition en France ?
Je dois donc être woke moi-même. Je ne le savais pas.