
On doit rendre cette justice à Jack Lang, sur un point. Il dirige bien l'Institut du monde arabe, arabe et non musulman. Sa dernière exposition, comme les précédentes, regorge en effet d'images figuratives, que l'islam déteste absolument, représentant en outre une femme aussi peu voilée que possible, une femme fatale, un sex-symbol, une femme au moeurs très libres et à la fin tragique.
Les temps modernes en ont fait la première "fashion victim"de l'Histoire, chez laquelle il est assez difficile de distinguer le mythe de la réalité historique. Comme le dit Blaise Pascal: "Le nez de Cléopâtre, s'il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé". Ce tableau d'Alexandre Cabanel (ci dessus) représente Cléopâtre "testant" ses poisons sur des esclaves, avant de se suicider... Une femme très moderne, donc. Hollywood en fait une star sous les traits d'Elisabeth Taylor, en 1963.
Les gaulois ne sont pas en reste, avec le savoureux pastiche de Jean Yanne, Deux heures moins le quart avant JC (1982) qui passerait aujourd'hui pour homophobe.
Astérix et Cléopâtre, où même le sage Panoramix est ému par son célèbre nez, et où César en personne s'incline devant tant de grâce et de mauvais caractère.

Sur un tout autre sujet, l'Institut montre qu'il est arabe et non musulman. C'est la petite, mais brillante exposition sur la bande de Gaza, aujourd'hui ravagée par les bombes israéliennes. On y découvre, entre autre, les splendeurs byzantines de cette terre, autrefois florissante.

Commentaires
Nos sociétés occidentales déchristianisées, se réfugient dans une forme de racisme antiarabe et assimilés et confondent l'islam et les populations qui y sont soumises. Un texte plein d'espoir pour l'avenir.
Michel de Villedon