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Histoire - Page 2

  • "Encore un moment, monsieur le bourreau"

    dubarry.jpgIl a fait l'ouverture du festival de Cannes, et la polémique. Jeanne du Barry, film de Maïwenn. Avant d'évoquer l'étonnant Jonny Depp en Louis XV, on doit parle de son procès avec son ex-femme. Avant de s'étonner du travail de l'actrice-réalisatrice Maïwenn, on doit évoquer son altercation avec le trotskyste médiatiquement correct Edwy Plennel. Dans le premier cas, pourtant, l'affaire judiciaire est close. Dans le second, l'agression semble assez légère.


    Et le film? Un petit chef d'oeuvre du cinéma français, tout simplement. Une réalisation qui tranche avec les mélos intellos de notre cinéma d'auteurs. De splendides images de Versailles et de la Cour, avec ses petitesses et ses grandeurs. Un Roi pessimiste et lucide, dépravé et amoureux. On comprend ce qu'il aimait chez la Du Barry, ce que nous aimons chez Maïwenn, autre chose qu'une pure beauté physique, une personnalité ardente, parfois exaspérante. Autre chose que les plus jolies filles qu'il retrouvait dans son célèbre "parc aux cerfs". La jeune Marie-Antoinette, merveilleusement belle, apparaît aussi en contraste, intelligente et méprisante, future anoblie de la guillotine.

    On aimerait voir la suite, la tragédie révolutionnaire. Quand il faut quitter la salle obscure et retourner dans nos rues bruyantes, on aimerait dire, comme celle qui a tant aimé la vie: "Encore un moment, monsieur le bourreau"!

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  • God save le Roi Krogold!

    krogold.jpgQuoi de neuf? Céline! Les éditions Gallimard publient des manuscrits perdus de l'écrivain maudit, notamment un sidérant La volonté du roi Krogold. L'histoire du manuscrit est elle même célinienne, avec ses parts d'ombre et ses mensonges. Un remarquable numéro de Mauvais genre, sur France-culture, permet de faire, en partie, la lumière sur cette histoire peu commune.

    La trame de la narration elle même n'est pas plus simple. Dans un moyen-âge de fantaisie, une chronique improbable se déploie, celle du roi Krogold et quelques uns de ses sbires. Le style, pseudo-médiéval, est du plus pur célinien et quelques lacunes dans le manuscrit ne simplifient pas la tâche du lecteur. Et c'est peut-être là le miracle: la forme rejoint le fond. Enfin! On comprend... Et l'on savoure quelques scènes de massacres sortie du cerveau tourmenté de l'auteur. Céline, n'est ni classique, ni romantique, ni révolutionnaire. Il est médiéval.

    D'autres images nous parvenaient au même moment: un rituel impressionnant, des scènes d'un autre âge, faites de couronne, de sceptre, d'épées et de velours, au milieu d'un peuple en liesse, sans aucun rapport apparent avec la réalité politique et économique d'un pays moderne, la Grande-Bretagne. 

    Le Moyen-âge est parmi nous, et nous sommes médiévaux. Mais tout de même, inutile de chercher une image libre de droits de ce couronnement. Alors nous avons trouvé une autre image, d'un autre Charles, libre comme le roi Krogold.

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  • Ukraine: US go home!

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    Il semble difficile de s'exprimer librement sur l'Ukraine, aujourd'hui. L'unanimité est délirante, dans les mass-médias, et même sur Internet. Comment rappeler simplement que l'Ukraine faisait partie de l'URSS, il y a peu, et que les frontières internes de l'URSS étaient alors établies pour correspondre le moins possible à la carte des nationalités, pour éviter l'éclatement. c'est particulièrement vrai de la Crimée, qui n'a jamais été ukrainienne, mais seulement tatar, puis russe.

    Dans le Donbass, et autre région frontalière, la situation est assez semblable à celle d'une gigantesque Alsace-Lorraine: si vous-êtes français, vous pensez que ces régions sont françaises; si vous êtes allemand, vous pensez que ces régions sont allemandes. On en est sorti, de ce conflit, mais depuis peu.

    L'unanimisme pro-atlantiste et politiquement correct est donc alarmant, sur ce sujet, dans tout le village global. Les exceptions, comme celle de Caroline Galecteros (voire ci-dessous), sont rares. Il faut savoir les repérer, et les diffuser. Ce matraquage global a d'ailleurs remplacé un matraquage similaire sur le Coronavirus, qui a aujourd'hui du plomb dans l'aile, et dont on parle moins. Pour l'Ukraine, notre inféodation au lobby militaro-industriel américain peut se lézarder. Espérons que notre réveil ne sera pas trop tardif. La Russie risquerait de ne pas nous le pardonner. L'Amérique ne veut absolument pas d'une convergence eurasienne. Raison de plus pour la vouloir, nous.


     

     

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  • "Sommes la jeunesse de Dieu, messieurs!"

    Charette-Une.jpgOn a souvent le choix, dans les salles obscures, entre les superproductions américaines et les petites productions françaises. Entre les gros budgets aux effets spéciaux sidérants mais vides de sens, et les films d'auteurs français aux budgets étriqués, souvent marqués par un intellectualisme des années soixante-dix. "Vaincre ou mourir", première production cinéma du Puy du Fou, nous aide à sortir de ce dilemme regrettable.

    Histoire tragique, bons acteurs (remarquable Hugo Becker), excellents figurants issus du célèbre spectacle de Philippe de Villiers et qui jouent le rôle de leurs ancêtres. On s'y croirait, les scènes sont parfois d'une violence terrifiante, avec les colonnes infernales et les noyades dans la Loire organisées par la Convention.

    Certains, évidemment, font la fine bouche. Comme par exemple Libé, que l'on a connu plus subtile dans ces célèbres titres, il y a vingt ans. Aujourd'hui, c'est moins brillant (voir ci-contre). Ce qui ne plait pas, visiblement, à ce qui reste de l'intelligentsia de gauche, c'est le message essentiel du film: la Terreur est bien le germe et la matrice Charette-libé2.jpgdes grands totalitarisme du 20ème siècle, nazi et communiste. Sans oublier le chainon manquant que forment les sanglantes guerres de l'Empire.

    S'il fallait trouver un défaut à ce grand film français, c'est peut-être l'absence de vision générale sur l'ensemble des guerres de Vendée, les différences et les points communs entre Charette et les autres chefs Vendéens. Mais ne boudons pas notre plaisir! Jetons donc un oeuil sur l'excellente bande annonce:


    "Sommes la jeunesse de Dieu" disait Charette à ses hommes dépenaillés et mal armés. Internet nous offre encore d'autres trésors, si l'on sait chercher. Voici par exemple la chanson de Théodore Botrel "Monsier de Charette a dit":


     

     

     

     

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  • Le clown de Kiev

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    Zelensky n'en démord pas: c'est un missile Russe qui a frappé la Pologne, faisant deux morts. Mais ici ses alliés occidentaux ne le suivent plus. L'erreur est donc trop évidente, pour être intégrée à la propagande américaine, pourtant coutumière des montages et de la désinformation. Cela met l'ensemble des médias occidentaux en porte à faux. Tous les torts ne peuvent pas être imputés à la Russie et le clown de Kiev pourrait devenir embarrassant. Il n'y a pas, d'un côté le bien, la vérité et la justice, de l'autre le mal, le mensonge et la dictature. Comme dans toutes les guerres, les responsabilités sont partagées.

    Le doute peut donc s'installer. La Crimée n'a jamais été ukrainienne,  mais tatar et russe. Le Donbass est largement peuplé de russophones et d'orthodoxes. Les anciennes frontières internes de l'URSS étaient tracées de manière volontairement absurde pour éviter l'éclatement. De la à tenir compte du sentiment national Russe, il n'y a qu'un pas. Napoléon et Hitler l'avaient sous-estimé.

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  • Notre-Dame brûle-t-elle?

    NotreDame.jpgUn homme de couleur grille une cigarette devant la cathédrale. Il l'éteint soigneusement avant de rentrer dans l'édifice pour prendre son service de vigile. Ce moyen un peu lourd de montrer, dans les premières images  que ce n'est pas un immigré qui est responsable de la catastrophe est peut-être la seule note incongrue du film de Jean-Jacques Annaud.

    Le reste est presque parfait. La construction narrative est haletante, traduisant parfaitement les sentiments des millions de témoins du drame: parisiens, touristes, fidèles. Le travail des pompiers est parfaitement rendu et défendu: du travail sans faute, comme toujours. Les prières des chrétiens devant les flammes sont poignantes. Peut-être un peu romancé, le sauvetage in extremis de la couronne d'épines et d'autres reliques est drôle et poignant.

    Petit détail d'actualité: Macron, accouru sur les lieux apparaît assez ridicule. Les pompiers lui montent un faux PC pour qu'il ne gène pas les opérations et quand ils lui demandent de prendre une décision, il reste muet.

    Un petit aperçu:

     

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  • Marine d'Arc

    marine.jpgJeanne d'Arc disait "J'aime beaucoup  les Anglais, mais chez eux". Marine d'Arc nous dit la même chose à propos des Anglais d'aujourd'hui, enfin... les Anglais du Sud. Ils sont très bien chez eux.

    Depuis longtemps, je savais pour qui ne pas voter. Aujourd'hui, je dois faire mon choix, celui du vote utile, hélas, malgré la présence de plusieurs candidats de grand mérite. Mon choix est fait, pour le premier et le second tour.

    Le peuple français, le souverain selon la constitution, c'est le petit roi de Bourges. Marine, c'est un peu une Jeanne (une Jeanne qui aurait eu des enfants) que nous ne laisserons pas brûler par les Anglais du Sud et le tribunal ecclésiastique de l'évêque Cauchon d'aujourd'hui. 

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  • Journées du patrimoine au château des Ousches

    lesousches.jpgJournées du patrimoine, 18-19 septembre 2021,  au Château des Ousches, près de Melle (XVe, XVIIe, XIXe siècles)

    Promenades et visites guidées dans les jardins, comme chaque année.

    Plusieurs écrivains de la région et de toute la France dédicaceront, pour la première fois au château des Ousches, leurs livres, dans les salles voûtées du château (14h-18h).

    Liste des auteurs présents, non exhaustive à ce jour :

    • Annick Aubouin, Nous nous Sompt tant aimés ! Société des écrivains
    • Laurent Brémond (avec Anémone) Je préfère les génies aux abrutis, Robert Laffont
    • Pierre de La Coste Un idiot dans la ville, Persée
    • Sophie de Jouffroy, livres pour enfants (illustrations), Lulu.com
    • Alexandre Moatti Alterscience, Odile Jacob
    • Frédéric Rouvillois Liquidation, Le Cerf, Un mauvais maître, La Nouvelle Librairie, Les fidèles, Pierre-Guillaume de Roux
    • Richard de Sèze Les 33 meilleures blagues de Jésus, Le Cerf.
    • Daisy de Vasselot Ils étaient sept, Ils sont huit, Ils seront le monde, Persée
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  • Bonsoir mes diams

    giscard.jpg"Bonsoir mes diams, bonsoir mesdemoiselles, bonsoir messieurs" disait le Luron pendant la campagne qui devait coûter à Giscard son deuxième septennat. Pourtant, c'est bien autre chose qui fut à l'origine de cette défaite et de la victoire précédente. Voici comment les choses se sont passées.

    En 1974, j'avais douze ans. Terrifié par l'idée de voir les cosaques socialo-communistes déferler sur Paris, je cassai ma tirelire, qui devait contenir quelques pièces de un franc et beaucoup de pièces jaunes. Puis, à la messe dominicale, je donnai toute ma fortune au bedeau éberlué.

    Sept ans plus tard, j'avais 19 ans, et je gardai mes économies, évidemment. Et Giscard ne fut pas élu!

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  • La guerre de ses sessions

    USA.jpgPersonne ne sait encore qui a gagné, mais le spectacle, vu d'Europe nous semble sidérant. Les USA nous semblent au bord de la guerre de sécession, c'est à dire de la guerre civile. Mais on peut aussi se demander si les défauts apparents des USA ne font pas, au bout du compte leur force. Les déchirures internes sont peut-être absorbées par la souplesse du système.

    Les USA sont un Etat fédéral qui frise parfois la confédération d'états. Les gouverneurs disposent de certains pouvoirs régaliens, comme le droit de grâce. La peine de mort existe da Lns certains états et non dans les autres. La garde nationale, entre les mains des gouverneurs, ressemble parfois à de petites armées, très bien équipées. Les polices sont très largement entre les mains des autorités locales. Quant aux juges, ils sont généralement jaloux de leur indépendance.

    La guerre de sécession a eu lieu une fois et ne risque pas de se reproduire de sitôt, même sur le plan politique. Peut-être parce qu'elle se produit en permanence.

     

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