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Histoire

  • Zelensky doit partir

    zelensky.jpgLes frontières intérieures de l'ex-URSS étaient aussi peu naturelles, aussi artificielles que possible. L'exemple le plus frappant est celui de la Crimée, octroyée à l'Ukraine d'un trait de plume, à l'ère Khrouchtchev. Partout ailleurs les populations, les ethnies et les religions étaient mélangées afin d'éviter l'éclatement de l'Empire rouge, qui a fini par se produire lorsque Boris Eltsine, à la tête de la République de Russie, a fait sécession de l'URSS, en 1991.

    Les frontières nationales, au sein de l'actuelle Union Européenne, ont elles été aussi intangibles que cela dans le passé? La Tchécoslovaquie a implosé récemment. L'Alsace-Moselle n'a été récupérée par la France qu'en 1918...

    Ce pitre de Zelensky (notre photo), dont même Patrick Sébastien n'aurait pas voulu dans ses émissions, s'accroche au mythe d'une Ukraine aux frontières gravées dans le marbre. Mais, outre la Crimée, il existe dans le Donbass des populations orthodoxes et russophones qui n'auraient accepté qu'une Ukraine liée à la Russie, comme l'est la Biélorussie.

    Dans l'Ukraine zélenskienne, la police doit faire la chasse aux jeunes hommes qui refusent le service militaire, dans un pays toujours corrompu jusqu'à la moelle, qui n'a pas fait une purge brutale comme celle de Poutine en Russie. Certes, l'Ukraine a subi une terrible famine, organisée volontairement par le Géorgien Staline, dans le fameux "grenier à blé" Ukrainien. Mais les responsabilités étaient communistes, soviétiques et non pas russes.

    Si l'on veut la paix en Europe, Zelensky doit partir, le plus vite possible. Mais, pour cela, il faut sortir du débat truqué, anti-Russe que nous connaissons en France et dans le monde "libre", en écoutant des voix non conformistes comme celles du démographe Emmanuel Todd, qui parlait à l'Institut catholique vendéen, il y a deux ans. Anticonformiste et prophétique:


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  • Hiroshima, mon désamour

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    Bonnes vacances à tous, et triste anniversaire. Cela fait quatre-vingts ans. Les 6 et 9 aout 1945, les deux bombes atomiques d'Hiroshima et Nagasaki font entrer l'humanité dans l'âge nucléaire. 100 à 200 000 morts immédiates et des milliers de survivants regrettant d'être encore en vie.

    Trump l'a rappelé récemment: ces deux bombes ont permis de terminer la guerre mondiale, de ramener les boys à la maison et c'est un bienfait  pour l'humanité. Or, c'est faux, et tout le monde le sait, sauf Donald. Le Japon était prêt à capituler, sans condition, sauf une: le maintien du Mikado, personnage considéré comme divin par les Japonais. C'est ce que montre ce beau documentaire de France Télévision:

    Le premier bombardement atomique de l'Histoire était donc parfaitement évitable, et d'ailleurs? l'empereur du Japon est toujours là. Les cibles n'étaient pas d'importance militaire majeure. Il s'agissait de viser sciemment des civils, des femmes, des enfants, des vieillards, des enfants dans le ventre de leurs  mères... et non des soldats en armes menaçant d'autres soldats. Si les mots ont un sens, il s'agit d'un crime contre l'Humanité et non d'un crime de guerre. Aujourd'hui, le mensonge officiel perdure, accepté par la population américaine, et Trump peut répéter le mensonge historique.

    Ailleurs dans le monde, le regard est différent comme en témoigne Hiroshima mon amour, le chef d'oeuvre d'Alain Resnais, célébré partout mais boudé aux Etats-Unis.

    Homo sapiens a donc prouvé qu'il était capable de se suicider. Et il ne l'a pas fait. Mais ses capacités de destruction nucléaire n'ont cessé de se développer, de ruisseler, de bourgeonner comme un cancer qui ne se réalise jamais, dans un monstrueux "équilibre de la terreur". Outre les USA et l'URSS, bientôt la Grande-Bretagne et la France, la Chine, la Corée du Nord, l'Inde et le Pakistan, sans oublier Israël... Pourquoi l'Iran ne rejoindrait pas ce club de moins en moins fermé? Au nom de la loi du plus fort, dirait Lafontaine.

    Aujourd'hui, la cloche de l'église catholique de Nagasaki a sonné, pour la première fois depuis quatre-vingts ans.

     

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  • Cléopâtre, "fashion victim"?

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    On doit rendre cette justice à Jack Lang, sur un point. Il dirige bien l'Institut du monde arabe, arabe et non musulman. Sa dernière exposition, comme les précédentes, regorge en effet d'images figuratives, que l'islam déteste absolument, représentant en outre une femme aussi peu voilée que possible, une femme fatale, un sex-symbol, une femme au moeurs très libres et à la fin tragique.

    Les temps modernes en ont fait la première "fashion victim"de l'Histoire, chez laquelle il est assez difficile de distinguer le mythe de la réalité historique.  Comme le dit Blaise Pascal: "Le nez de Cléopâtre, s'il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé". Ce tableau d'Alexandre Cabanel (ci dessus) représente Cléopâtre "testant" ses poisons sur des esclaves, avant de se suicider... Une femme très moderne, donc. Hollywood en fait une star sous les traits d'Elisabeth Taylor, en 1963.


    Les gaulois ne sont pas en reste, avec le savoureux pastiche de Jean Yanne, Deux heures moins le quart avant JC (1982) qui passerait aujourd'hui pour homophobe.


    Astérix et Cléopâtre, où même le sage Panoramix est ému par son célèbre nez, et où César en personne s'incline devant tant de grâce et de mauvais caractère.

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    Sur un tout autre sujet, l'Institut montre qu'il est arabe et non musulman. C'est la petite, mais brillante exposition sur la bande de Gaza, aujourd'hui ravagée par les bombes israéliennes. On y découvre, entre autre, les splendeurs byzantines de cette terre, autrefois florissante.

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  • Beaubourg, sarcophage de l'art moderne

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    Guy de Maupassant disait qu'il allait souvent dîner au premier étage de la Tour Eiffel, car c'était le seul endroit de Paris d'où l'on ne pouvait pas la voir. On pourrait dire la même chose du centre Pompidou. La vue magnifique sur Paris que l'on peut admirer en se laissant porter par le grand escalier mécanique qui barre obliquement sa façade est "imprenable". A part cela, son architecture reste la plus pure expression de la laideur moderne. Mai qu'ais-je osé dire? On doit aimer la modernité.


    Le centre Beaubourg, né de la volonté tenace du président Georges Pompidou, fut inauguré le 31 janvier 1977.  Aujourd'hui, nous dit le Centre, "un programme de travaux techniques (...) permettra notamment la rénovation et le désamiantage de la totalité des façades, la mise en sécurité incendie, une meilleure accessibilité pour les personnes à mobilité réduite, et l’optimisation énergétique de l'ensemble de l'édifice. Et pour cela, exige la fermeture complète du site de 2025 à 2030."

    Cinq ans de travaux, avec une fermeture totale, moins de cinquante ans après son ouverture! La comparaison avec Notre Dame de Paris, perpétuellement en travaux depuis plus d'un millénaire, donne le vertige.

    surrealisme.jpgMax Ernst, « L'ange du foyer (Le triomphe du surréalisme) », 1937

    La dernière grande exposition avant fermeture est consacrée au Surréalisme. C'est un peu le retour vers le futur. L'entrée de l'exposition est lugubre. On se perd dans le noir avant de déboucher sur une triste collection de photos noir et blanc, de manuscrits grisâtres, prêtés avec parcimonie par la BN.

    Les choses s'éclairent un peu avec les tableaux loufoques de Dali, Ernst, Magritte, Chirico, et d'illustres inconnus. Les plus grands artistes et poètes du surréalisme, comme Dali et le stalinien Aragon, se sont généralement écartés de la stricte obédience, pour affirmer leur génie personnel. Breton lui même, par exemple dans le superbe Nadja, laisse la théorie s'effacer devant la création. Ce qui est important, ce ne sont pas les murs, c'est l'art qui est présenté, comme dans un musée. Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse.

    Ce Christ de Dali n'est pas dans l'exposition.

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  • Si je t'oublie, Jérusalem...

    JerusalemLemire.jpgCette bande dessinée est partout. On en voit des publicités dans le métro de Paris. Pour les textes, elle est signée par l'historien Vincent Lemire, spécialiste de Jérusalem.

    L'histoire est racontée par un arbre, un olivier, aussi vieux que la ville et nous le suivrons depuis les origines de celle-ci, jusqu'à nos jours. C'est un livre d'une richesse documentaire immense, nourri d'innombrables citations. Mais chacun voit "sa" Jérusalem, la juive, la chrétienne et la musulmane, et l'historien moderne "laïque", doit choisir. D'autre part, faire l'histoire complète de Jérusalem, indépendamment de celle du proche-orient est extrêmement risqué.

    La tâche est difficile et Vinent Lemire la remplit en grande partie. Son échec est ailleurs, et n'apparaît qu'au cours des pages: il est un excellent historien universitaire français de gauche, pro-musulman, pro-israélien et anti-chrétien.

    Ainsi, par exemple, l'auteur évoque très peu Jésus-Christ, qu'il présente comme un personnage de peu d'importance. Il ne cite même pas l'épisode de l'évangile selon Saint Jean, où Jésus, sur le parvis du temple de Jérusalem, sauve la femme adultère de la lapidation, en prononçant la célèbre parole "que celui qui n'a jamais pêché lui jette la première pierre". Auparavant, dans l'ancien testament, selon "la loi de Moïse", on lapidait les femmes adultères. Plus tard, selon les "Hadiths authentiques", Mahomet lui même a ordonné la lapidation de plusieurs femmes adultères...

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    Vincent Lemire parle abondamment des massacres qui accompagnent la prise de la ville par les croisés, abondamment illustrés dans le livre. Il passe légèrement sur les massacres des chrétiens, en sens inverse et sur le statut des mamelouks égyptiens, qui étaient, comme les janissaires turcs, des enfants chrétiens réduits en esclavage, convertis de force à l'Islam, et transformés en soldats des sultans.

    Aujourd'hui, les chrétiens ne sont plus là en Terre-Sainte, du moins comme force militaire "croisée". Entre musulmans et juifs, les massacres n'ont jamais été pires (voir notre article Goliath contre Goliath). Netanyahou est un juif de l'âge de bronze, une bombe atomique à la main. Le Hamas, est composé de fanatiques tuant femmes et enfants que notre Mélenchon n'a toujours pas condamné.

    "Si je t'oublie, Jérusalem, que ma droite se dessèche" (Livre des psaumes, 137). Rien ne change mais tout s'aggrave en devenant global. La chanson qui suit, gospel remanié disco, ne vous rappelle pas quelque chose? C'est le même psaume, vu d'Amérique. Les protestants anglo-saxons, alliés indéfectibles d'Israël, depuis l'origine.


     

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  • Goliath contre Goliath

    goliath.jpgDavid, l'israélite, contre Goliath, le philistin dans une célèbre gravure de Gustave Doré. David, armé d'une  fronde, contre le géant philistin. Il vient de l'emporter, et brandit la tête du géant qui semble se confondre avec la sienne.

    Philistin, c'est à dire palestinien, puisque les Romains avaient donné le nom de "Philistie" à cette province, future Palestine. Pour humilier les juifs réfractaires.

    Tout est dit dans cette gravure: c'est l'éternelle victoire du petit contre le géant qui prend sa place et dés lors devient lui même un géant. Chacun croit être David et se transforme en Goliath. Les israéliens se sentent tout petits face à un océan d'arabes. Mais les palestiniens, eux se sentent désarmés face à une armée israélienne adossée à l'armée américaine. Qui est David, qui est Goliath?

    Un fanatique armé d'un couteau ou d'un fusil déstabilise un état occidental qui tiendrait tête plus facilement à des divisions blindées. C'est la dissuasion du très faible au très fort. Les vieilles figures historiques ont la vie dure. L'état d'Israël moderne est une sorte de ghetto juif du village global. La bande de Gaza ressemble beaucoup à un camp de concentration héréditaire. Rien de nouveau sous le soleil, mais l'échelle n'est plus la même, et la puissance des armes non plus. La fronde et l'épée s'agrandissent à l'infini.


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  • François n'est pas infaillible sur l'immigration

    pape-Francois.jpgFrançois est-il "un pape de gauche", comme on l'a parfois affirmé? C'est probablement une erreur et certainement une expression vide de sens. Le pape vient du nouveau monde, une Amérique du Sud construite par l'immigration européenne.

    D'où son erreur dramatique sur la question migratoire, réitérée lors de son voyage à Marseille. On peut y entendre un véritable encouragement à traverser la Méditerranée, qui a été entendu dans toute l'Afrique et au-delà. C'est pourquoi Jordan Bardella a eu raison de le critiquer sur ce point.

    Le Saint Père n'est infaillible qu'en matière de religion et lorsqu'il parle ex-cathedra. Il n'est pas infaillible lorsqu'il parle des migrants. Son discours au palais du Pharo le 23 septembre est particulièrement critiquable:Ce discours du pape est donc dangereux pour les pauvres migrants attirés par le rêve ou le mirage européen. Mais on ne peut pas ignorer la dimension proprement religieuse de l'affaire. Il ne s'agit toujours pas d'une question dogmatique, sur laquelle, il serait à sa place... Non, c'est plutôt de la politique religieuse, voulant gommer ou ignorer la vérité de l'islam. François, en approuvant  dans ce discours la mixité culturelle de Marseille, présentée comme un modèle, encourage l'islamisation en cours de l'Europe. On ne peut pas le suivre sur ce chemin. Non possumus.

     

     

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  • A bas l'abaya!

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    C'est une petite victoire pour les femmes et les libertés en général, mais surtout une victoire du bon sens. Une association musulmane prétendait que la sinistre abaya n'était pas musulmane... Alors, de quoi se plaignait-elle, cette association? Le Conseil d'Etat, évidemment, ne les a pas suivis. Le mouvement général d'islamisation des sociétés européennes, trouve comme principal adversaire sur sa route la bêtise de ses propres partisans.

    Mais la guerre est loin d'être gagnée, comme le montre la nouvelle invasion de l'île de Lampedusa, par des flots de migrants, dont on n'a pas le droit de dire qu'ils sont, pour l'essentiel, des musulmans. Des islamo-gauchistes comme Mélenchon aux Eurocrates comme Ursula van der Leyen, c'est l'union sacrée pour réclamer toujours plus de répartition et toujours moins d'expulsions. Or, si la loi des gens de mer est bien de secourir les naufragés qui se noient, le principe de légitime défense, nous enjoint ensuite de les expulser.


    En fait, l'idée-force de tous les complices de l'invasion, quelques soient leurs divergences criantes par ailleurs, c'est que les musulmans vont se "désislamiser", comme les chrétiens se sont déchristianisés en Europe. Or tout montre au contraire, comme le fait encore l'histoire de l'abaya, que l'islam continue sa quête des origines, son retour aux sources.

    Ce sera sans doute l'enjeu principal des prochaines élections européennes. Si le mot démocratie a encore un sens.

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  • L'important, c'est de (ne pas) participer

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    Les Jeux Olympiques modernes, cette kermesse du village global, ne connaissent pas d'autre loi que celle de l'argent, ni d'autre Dieu que le dollar. Les premières victimes en seront les SDF, dont la présence ferait désordre en Macronie. Ils seront déplacés, sans être relogés. Puis vient le tour de nos merveilleux bouquinistes, devant lesquels nous avons si souvent flanné, et trouvé quelque pépite littéraire à bas prix.

    bouquinistes.jpgLa mondialisation n'a que faire des vraies traditions parisiennes, comme celle des bouquinistes. Ils sont là depuis cinq siècles, nous disent-ils, et vont devoir déménager, pour laisser la place aux hordes de touristes sportifs sirotant leur coca-cola pour voir passer le roi Macron, icône de la Société du spectacle.

    On est bien loin de l'idéal un peu simpliste du baron Pierre de Coubertin "l'important, c'est de participer". En 1936, à Berlin, Hitler, qui croyait récupérer les jeux modernes, fut humilié par les victoires du noir Jesse Owen. Rappelons d'ailleurs, au contraire, que les JO de l'Antiquité étaient un évènement raciste, misogyne et religieux.

    Raciste, puisque seuls les Grecs de "race pure" avaient le droit de participer (par exemple, le roi de Macédoine, y participait, car Grec, mais pas ses propres sujets). Misogyne, car les femmes n'y participaient pas et n'avaient même pas le droit d'y assister (une femme s'étaient déguisée en homme pour voir son fils concourir, mais elle fut démasquée et exécutée). Religieux et poétique, enfin, avec d'innombrables sacrifices et solennités à vocation mystique. 

    Tout cela a heureusement disparu, mais pour laisser la place à son inverse, aussi critiquable. Il faudrait noter soigneusement tous les sponsors de ces JO. Pour les boycotter. Les marques et produits qui financent ce navrant évènement de la société de consommation sont fatalement de qualité médiocre!

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  • Le "frérisme" et ses cousins

    frerisme.jpg"Frérisme!" Florence Bergeaud-Blackler, anthropologue au CNRS, a inventé un nouveau mot. Ou plutôt, elle a mis un mot sur une chose et l'a donc jetée en pleine lumière. Dans ce livre remarquable, étayé par un long travail de chercheuse, elle détaille la stratégie des Frères musulmans lancés à la conquête de l'Europe depuis un siècle.

    Visiblement, son livre en a dérangé plus d'un. Interdite de mass-médias et d'Université, soumise a des menaces de mort, elle doit vivre sous protection policière. Les Frères, dont le plus connu est Tarik Ramadan, disposent en effet, nous dit le livre, d'un solide réseau sur le Vieux continent, tiennent table ouverte à la Commission Européenne, tissent méthodiquement leur toile, disposent de fonds illimités venant des pétro-monarchies et noyautent inlassablement les "banlieues de l'islam" (pour reprendre le titre de Gilles Kepel, ici son préfacier).

    Voici une bonne présentation du livre par l'auteur et le préfacier, sur Sud-Radio:


    saintmichelaristote.jpgCela nous rappelle l'affaire "Aristote au mont Saint Michel". Ce livre de Sylvain Gouguenheim, paru en 2008, avait déclenché une véritable chasse aux sorcières. Le crime de Gouguenheim, universitaire reconnu, lui aussi? Avoir relativisé le rôle des arabes dans la transmission de la philosophie grecque à l'occident chrétien.

    La réaction de ces universitaires, intellectuels de gauche et politiques "islamo-gauchistes" est exactement la même: il faut à tout prix intégrer l'islam comme une composante essentielle de la civilisation européenne. Pour nous, chrétiens, la situation est préoccupante, mais la bataille est loin d'être perdue. En témoigne le discrédit qui entoure maintenant Tarik Ramadan, depuis qu'il a lancé son idée de "moratoire" sur la lapidation des femmes adultères (pratiquée par Mahomet lui même selon les "haddiths authentiques"), formule qui a révulsé quelques gauchistes. Dans le christianisme, la question de la lapidation (présente dans l'ancien testament) fut posée à Jésus. "Que celui qui n'a jamais péché lui jette la première pierre" a répondu le plus grand féministe de tous les temps.

    Le combat continue. Il ne faut pas brûler le Coran, comme le veulent certains pasteurs américains, il faut le lire.

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