On a trouvé une femme au Qatar. Décolleté plongeant, sourire désarmant, provocation bien calculée. Ses couleurs sont celles de son pays, la Croatie. Cette photo montre qu'elles sont en outre celles du keffieh local. Il s'agit d'Ivana Knöll, reine de beauté et femme d'affaires avisée dans son pays.
On ne sait pas encore comment se terminera cette histoire, mais elle a au moins le mérite de pointer, une fois de plus, les contradictions délirantes de cette coupe du monde: le Qatar, pays niant toute liberté aux femmes en vertu du droit coranique, réduisant en esclavage les travailleurs étrangers, où l'on a fait pousser du gazon en plein désert pour les terrains de football... on vient en outre d'apprendre qu'une vice-présidente grecque du parlement européen dormait en prison pour avoir été corrompue par ce même Qatar. N'en jetez plus, la coupe du monde est pleine.
Il est possible, malheureusement, que la prison se referme, sur les femmes, sur les ouvriers étrangers, sur tout le monde finalement. La pulpeuse Croate aura néanmoins glissé son joli pied sous la porte. Tout ce qui fait du mal à ce pays absurde nous fait du bien. Mais n'oublions pas que non loin de là, en Iran, les femmes mènent un combat beaucoup plus dangereux contre un régime islamique chiite.
Ce combat, où elles ont été rejointes par des hommes, est autrement courageux et fondamental. Il s'exprime par la bataille du foulard, mais va encore plus loin. Le régime des mollahs, qui a soit-disant supprimé la sinistre "police des moeurs", semble un peu ébranlé. Reste à savoir si ce combat courageux en inspirera d'autres, par exemple en Seine Saint-Denis...
Le président Chinois s'écarterait de la ligne "zéro covid". Des manifestations (notre photo) l'ont fait plier. Il faut dire que cette politique apparaissait surtout comme une manière de contrôler toujours plus parfaitement la population. Aucun virus ne pouvait de toute façon faire plus de morts que communisme en Chine.
Cette image, à elle seule, en dit long sur le chef ukrainien, et sur son passé, qui le préparait si bien à être un clown et une marionnette de l'Otan.
Une actu chasse l'autre. Leur point commun, c'est la manière dont elles sont traitées toutes deux par les mass-médias et les grands réseaux sociaux: d'une façon totalitaire. Macron venait d'insulter, de manière calculée, les français non vaccinés en parlant de les "emmerder", et déjà, la guerre en Ukraine offrait l'occasion de mobiliser l'opinion publique sur un thème politiquement correct: le nouveau virus, c'est Poutine.
Donald a donc échappé à son "procès en destitution" qui n'en était pas un et va revenir en politique, plus que jamais. Rassurez-vous, bonnes gens, un tel personnage, typiquement américain, est pratiquement impossible chez nous. Mais c'est tout de même l'occasion de porter un jugement sur Donald, sortant des commentaires politiquement corrects dont on nous abreuve.
Personne ne sait encore qui a gagné, mais le spectacle, vu d'Europe nous semble sidérant. Les USA nous semblent au bord de la guerre de sécession, c'est à dire de la guerre civile. Mais on peut aussi se demander si les défauts apparents des USA ne font pas, au bout du compte leur force. Les déchirures internes sont peut-être absorbées par la souplesse du système.